De mars 2020 à février 2021, son chiffre d'affaires s'est élevé à 4,4 milliards d'euros (+ 0,2 %). Toutefois, à périmètre et changes constants, il recule de 1,4 %, selon un communiqué publié jeudi. Les plus grosses difficultés se concentrent sur son pôle International, dont le chiffre d'affaires baisse de 5,7 % « malgré des volumes en progression de 6,4 %, traduisant des tensions persistantes déjà évoquées sur les prix de ventes du poulet et des spécialités (canard et oie) et des ventes à l'export en retrait en raison de la crise sanitaire ».
Le groupe volailler s'était montré inquiet, dans ses précédentes communications, sur la tournure des négociations commerciales avec la grande distribution : il précisait avoir demandé des revalorisations de 6 % pour faire face au renchérissement mondial des céréales et donc des coûts de production des volailles. « Les hausses tarifaires nécessaires pour faire face à l'augmentation des matières premières n'ont été que partiellement obtenues », indique-t-il.
Au dernier trimestre de l'exercice, « l'impact de cette situation a été pondéré par le bon niveau d'activité enregistré en GMS [grandes et moyennes surfaces] et les ventes satisfaisantes réalisées durant les fêtes de fin d'année ». « Depuis le 1er mars, de nouvelles revalorisations ont déjà été actées mais face au prix toujours élevé des matières premières, des hausses complémentaires seront indispensables pour préserver l'équilibre de la filière », prévient le groupe.
LDC s'attend toujours à un résultat opérationnel courant « en repli de 5 % à 10 % » sur l'année. Il sera communiqué le 26 mai. Le groupe dit aborder la suite « avec prudence ». Il compte « sur une reprise progressive des ventes en restauration hors domicile à compter du second semestre, l'intégration attendue du groupe Ronsard (acquisition soumise à l'autorisation de l'Autorité de la concurrence), des perspectives plus favorables à l'International et l'excellente dynamique du pôle Traiteur ».
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