L'État doit « agir au plus près et au plus vite » autour des foyers de contamination à la grippe aviaire pour endiguer la maladie qui fait rage dans le sud-ouest de la France et éviter des abattages plus massifs, soutient mardi la Confédération générale de l'aviculture (CFA).
« ll est urgent que l'État renforce ses moyens d'action sur le terrain, en collaboration avec la filière, pour agir au plus près et au plus vite », soutient le président de l'organisation d'éleveurs de volailles affiliée à la FNSEA, cité dans un communiqué.
« Nous devons à tout prix éviter le scénario traumatisant de l'hiver 2016/17 où un dépeuplement [abattage] massif avait dû être mis en œuvre dans le sud-ouest », ajoute-t-il.
#influenzaaviaire : la CFA apporte tout son soutien aux éleveurs touchés et demande à l’Etat d’agir vite pour indemniser les pertes économiques. Le communiqué de la CFA ??? pic.twitter.com/eD3iC4UQyi
— Aviculteurs De France ?????????????? (@CFA_Aviculteurs) January 5, 2021
Le dernier bilan diffusé dimanche par le ministère de l'agriculture faisait état de 61 foyers d'influenza aviaire hautement pathogène (communément appelée grippe aviaire) en France au 1er janvier, dont 48 dans les Landes qui compte un grand nombre d'exploitations d'oies et canards destinés à la production de foie gras.
Le ministère prévenait que la stratégie de prévention de la maladie « pourra(it) être revue à la lumière d'un nouvel avis de l'(agence de sécurité sanitaire) Anses attendu » dans la semaine.
Actuellement, les autorités mettent en œuvre des « abattages préventifs de tous les palmipèdes et des autres espèces de volailles non claustrées dans un périmètre de 3 km autour des foyers », souligne la CFA, qui appelle l'État à « indemniser les éleveurs le plus rapidement possible ».
« Après plusieurs années d'investissements colossaux pour respecter des mesures drastiques de biosécurité, conduisant à une augmentation du coût de production, ce nouvel épisode est un coup de massue, en particulier pour la filière palmipèdes gras déjà fragilisée par les impacts de la Covid-19 », déplore l'organisation.
L'influenza aviaire a réapparu début décembre dans des élevages français. « Les volailles d'élevage sont principalement contaminées par les oiseaux sauvages infectés ou, lors d'épizootie en élevage, par les autres élevages avicoles infectés », rapporte l'Anses sur son site internet. Les autorités rappellent systématiquement que la consommation de viande, foie gras et œufs ne présente pas de risque.
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