« Au vu de l'impact positif de cette obligation d'étiquetage sur l'information des consommateurs, tout en constatant certaines dérives, l'UFC-Que Choisir demande aux pouvoirs publics de pérenniser cette mesure en encadrant plus strictement les mentions vagues », a indiqué l'association dans un communiqué.
A mi-parcours de l'expérimentation pour deux ans de l'obligation d'étiquetage de l'origine dans les aliments transformés, l'UFC-Que Choisir a voulu mesurer l'effet de cette mesure sur un échantillon de 269 produits d'alimentation courante à base de lait, de viande de bœuf, de porc et de volaille.
Résultat : « les produits sans mention d'origine ont quasiment disparu », relève l'association de consommateurs, mais, c'est parce-que « certains industriels ont préféré les mentions beaucoup plus vagues "origine UE" ou "origine non UE", qui autorisent à passer sous silence la provenance précise de leurs ingrédients ». « Ces pratiques sont notamment relevées sur près d'un produit sur deux dans le cas de la viande de porc et sur pratiquement les deux tiers des produits à base de volaille ! », souligne l'UFC.
L'association relève également que si les marques Candia et Yoplait (Sodiaal), Le Gaulois (LDC) et Danone étiquettent 100 % de leurs produits, les marques Sodebo et William Saurin ne mentionnent pas le pays d'origine de leurs ingrédients sur l'étiquette de leurs produits.
Côté distributeurs, « la palme de l'information la plus vague est décernée haut la main à neuf produits de marques distributeurs Auchan, Casino et Leader Price portant la mention "UE/non UE" signifiant par-là que leurs ingrédients sont d'origine... mondiale », assure l'UFC.
Un nouveau règlement européen a permis l'introduction de règles au niveau national, à la discrétion des Etats membres, sur l'étiquetage de l'origine des ingrédients de plats cuisinés, lait et viandes en particulier. La France a saisi cette opportunité et lancé une expérimentation de deux ans pour tester le nouveau mode d'étiquetage, en vigueur depuis le 1er janvier 2017. En Europe jusqu'à présent, seul l'étiquetage de l'origine des produits bruts est autorisé.
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