Le ministère de l'agriculture a dans le même temps annoncé une enquête nationale chez « l'ensemble des fabricants d'ovoproduits » (produits transformés à base d'œufs) agréés en France, qui sont au nombre de 80 environ.
« Nous souhaitons faire en sorte que nous puissions établir de meilleurs rapports de contrôle et de transparence avec nos partenaires, puisque les lots incriminés viennent à la fois des Pays-Bas et de la Belgique », a d'abord déclaré le ministre, critiquant le "gap (écart) de temps" qui a séparé le moment où les produits incriminés ont été introduits sur le territoire français et le moment où la France a été informée, qui ne « permettait pas de pouvoir réagir dès les premiers instants ».
« La coopération doit mieux se passer à l'avenir », a insisté le ministre, qui entend présenter « une initiative européenne », fin août, lors d'un conseil européen informel de l'agriculture et de la pêche à Tallin, en Estonie. Il souhaite à cette occasion présenter à ses homologues belges et des Pays-Bas « un nouveau mécanisme pour faire en sorte que nous puissions mieux collaborer et avoir des échanges beaucoup plus fructueux et avoir des échanges beaucoup plus rapides, notamment lorsqu'il y a des cas de contamination avérés comme nous l'avons vécu ».
S'il a redit que les premiers résultats de l'enquête menée par l'Anses sur les lots incriminés seraient connus en fin de semaine, permettant de « retirer les lots incriminés s'il en était besoin », il a clairement exprimé le souhait, par ce point de situation, de « rassurer les consommateurs, leur dire clairement qu'il n'y avait pas de danger pour la santé humaine ».
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »