« Nous testons actuellement la viande de poulets dans les élevages dont les œufs ont été infectés pour déterminer si la viande est également contaminée », a rapporté à l'AFP mardi Tjitte Mastenbroek, porte-parole de l'organisme néerlandais chargé de la sécurité alimentaire et sanitaire NVWA.
Les examens sont menés sur des poulets issus d'élevages néerlandais qui produisent aussi bien des œufs que de la viande, ce qui correspond à « quelques dizaines » dans le pays, selon la NVWA et l'organisation agricole néerlandaise LTO.
« La plupart des exploitations font un choix entre l'un ou l'autre », a fait savoir Eric Hubers, représentant des aviculteurs au sein de la LTO.
« Si les tests s'avèrent négatifs, ces éleveurs, dont la distribution d'œufs est bloquée à cause de la présence de fipronil, auront le droit de rouvrir leur branche viande », a précisé Tjitte Mastenbroek.
« La détection des œufs contaminés était la plus haute priorité. Nous avons maintenant le temps et la place pour se pencher sur la viande », a poursuivi le porte-parole de la NVWA, soulignant qu'il s'agissait d'une « mesure de précaution ».
En effet, la probabilité que la molécule néfaste pour la consommation humaine soit détectée dans la viande de poulets est petite selon le LTO : « les poulets de chair n'ont aucun problème avec le pou rouge contrairement aux poules pondeuses », qui restent enfermées dans un poulailler pendant deux ans, ce qui permet au parasite de se développer », a expliqué Eric Hubers, cité dans les médias néerlandais.
La France et le Royaume-Uni ont également été touchés par la crise du fipronil, dont l'ampleur est apparue au grand jour la semaine dernière aux Pays-Bas, où jusqu'à 180 élevages ont été bloqués et des rappels massifs ordonnés alors que les taux de fipronil - une molécule utilisée pour éradiquer le pou rouge sur les poules - dépassaient parfois largement les seuils autorisés par la réglementation européenne.
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