Paris, 19 déc 2015 (AFP) - Douze nouveaux foyers de grippe aviaire ont été identifiés dans le sud-ouest jeudi et vendredi, dont un premier cas dans les Hautes-Pyrénées, portant à 42 le nombre de foyers touchés, a annoncé le ministère de l'agriculture vendredi soir.
Un cas de grippe aviaire « hautement pathogène » a été détecté vendredi dans la commune de Labatut-Rivière, au nord de Tarbes (Hautes-Pyrénées) dans un élevage de canards situé en zone réglementée, et la souche « est en cours de détermination », selon un dernier pointage figurant sur le site internet du ministère. Onze nouveaux cas supplémentaires ont été recensés jeudi et vendredi dans des départements déjà atteints : à Montaut, Saint-Sever, Aubagnan, Eyres-Moncube et Saint-Cricq-Chalosse (Landes), Cazaubon, Eauze et Caupenne-d'Armagnac (Gers), Lardin-Saint-Lazare (Dordogne), Maucor et Saint-Jammes (Pyrénées-Atlantiques).
Depuis la confirmation d'un cas de grippe aviaire en Dordogne fin novembre, le premier en France depuis 2007, on dénombre à ce jour 18 foyers dans les Landes, 12 en Dordogne, 6 dans le Gers, 4 dans les Pyrénées-Atlantiques, 1 en Haute-Vienne et désormais 1 dans les Hautes-Pyrénées.
Le ministère de l'agriculture a imposé vendredi de nouvelles mesures visant à « assainir les zones de production de volailles » dans une « zone de restriction » englobant toute l'Aquitaine, les départements voisins du Gers, des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Vienne, ainsi que quelques communes du Lot et de Charente. Dans ce périmètre, des « mesures de biosécurité » doivent dorénavant être appliquées pour l'élevage, le transport et l'abattage des volailles.
La grippe aviaire est une maladie animale infectieuse, virale, très contagieuse, affectant les oiseaux chez lesquels elle peut provoquer, dans sa forme hautement pathogène, des atteintes importantes pouvant aboutir rapidement à la mort. Elle peut être introduite dans un élevage par l'intermédiaire des véhicules, du matériel, des personnes, des fientes, des résidus d'élevage et d'oiseaux malades sauvages ou domestiques. Le caractère hautement pathogène d'une souche pour les volailles n'implique pas nécessairement de dangerosité pour les humains. La souche d'origine européenne du virus découvert dans le premier élevage contaminé en Dordogne ne possédait pas la combinaison de gènes pour être transmissible à l'homme, a déclaré en début de semaine l'agence de sécurité sanitaire et alimentaire (Anses), qui poursuit ses analyses sur d'autres souches.
Toutefois au moins 17 pays et territoires ont imposé des embargos, larges ou ciblés, sur les produits avicoles français, dont le Japon, premier débouché des producteurs de foie gras de l'Hexagone.
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