« C'est un peu une guerre des nerfs qui se joue, mais pas avec des entreprises d'abattage qui ont quitté le marché, mais avec l'Etat qui refuse d'entrer dans le discours de la compétitivité », a déclaré Michel Bloc'h sur Rtl ajoutant que les éleveurs n'avaient pas reçu de réponse à leur demande de rencontre avec le Premier ministre Manuel Valls. Il faut que « les charges sociales qui pèsent sur les salariés de l'agroalimentaire soient diminuées », a-t-il ajouté estimant qu'en attendant que l'Union européenne se penche sur cette question « il faut que l'Etat français aide directement les entreprises ». « Les coûts sociaux sont d'un rapport de 1 à 3 entre la France et l'Allemagne et entre la France et l'Espagne, on ne peut pas jouer sur un même terrain de jeu quand les règles sont différentes à un tel niveau », a-t-il poursuivi estimant que « c'est l'ensemble du secteur porcin qui est en grave danger aujourd'hui ».
Si l'on prend en compte l'instauration d'un Smic horaire en Allemagne et les allègements de charges prévus dans le pacte de responsabilité en France, « le coût horaire au niveau du Smic sera de 10,20 euros pour France et il sera en Allemagne de 10,28 euros. On a donc réussi à rattraper le retard », a répliqué le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll sur Europe 1. Le plan d'urgence annoncé fin juillet de 600 millions d'euros, qui prévoit principalement des allègements de charges, « se met en place, avec en Bretagne 80 % d'élevages porcins concernés », a-t-il ajouté.
Les éleveurs porcins bretons ont appelé jeudi le Premier ministre Manuel Valls pour qu'il intervienne directement dans la nouvelle crise qu'ils traversent après l'annonce d'une deuxième suspension de la cotation jeudi au Marché du porc breton (Mpb) à Plérin (Côtes-d'Armor).
Constatant l'absence, comme lors de la cotation de lundi, de deux des principaux acheteurs, Cooperl et Bigard/Socopa, le président du Mpb Daniel Picart a annoncé la suspension de la cotation prévue jeudi matin mais n'a pas écarté qu'une séance exceptionnelle puisse être organisée vendredi.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »