Le jugement a été mis en délibéré au 2 juillet. Comparaissant devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc, les prévenus sont soupçonnés d'avoir, entre 2010 et 2012, maquillé des résultats d'autocontrôles, de façon à commercialiser comme exemptes de salmonelles quelque 1.500 à 2.000 t de viande de porc contaminée. Le vice-procureur de la République de Saint-Brieuc, Alain Le Coz, a réclamé la plus lourde peine - 18 mois avec sursis - pour Jean-Michel Mauboussin, directeur de la branche industrie viandes de la Cooperl, considéré par lui comme « l'architecte du système frauduleux ». Le président de la Cooperl, Patrice Drillet, comparaissait également en tant que personne morale.
Contre la coopérative, numéro un du porc en France, le parquet a requis une amende de 1,875 million d'euros, le quantum maximum. Il a réclamé également la confiscation des avoirs saisis lors de l'enquête préliminaire, soit 2,9 millions d'euros. « Peut-on jouer avec la santé des gens pour gagner de l'argent ? A cette question la Cooperl répond oui », a estimé le magistrat en ouvrant son réquisitoire. Du côté des parties civiles, les douanes ont réclamé une amende de 1,7 million d'euros et l'UFC Que Choisir 2,9 millions d'euros de dommages-intérêts.
« A la Cooperl, on joue au 421, on lance les dés jusqu'à obtenir les bons résultats, on triche », a lancé l'avocat de l'association de consommateurs, Me Edmond-Claude Frebty. Lors du premier jour du procès mardi, les prévenus avaient fait valoir leur droit au silence sur les conseils de leurs avocats, estimant que la procédure était irrégulière du fait des « violations commises au préjudice des droits de la défense ». Les défenseurs ont plaidé la relaxe. Ils ont affirmé que la Cooperl n'a fait courir aucun risque aux consommateurs sur la période 2010-2012 et que la méthode d'analyse que la Cooperl avait mise en place était pertinente.
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