https://www.dailymotion.com/video/k1KZG0i9s8H93EzBnlF
En élevage laitier, 25 à 40 % de la consommation électrique provient de l’eau chaude nécessaire au nettoyage de la machine à traire, du tank mais aussi à l’hygiène de traite. Pour un atelier veaux de boucherie, c’est environ 70 % de la facture d’électricité qui dépend de la production d’eau chaude. Ces besoins constants tout au long de l’année peuvent être couverts par une installation solaire thermique, qui va permettre aux éleveurs de réduire leur facture énergétique.
C’est ce que Jeanne Lichou, chargée de mission au GIE Elevages de Bretagne, est venue expliquer à l’occasion du Space 2023. « La première étape, c’est de bien dimensionner le projet : on a besoin de connaître précisément le besoin en eau chaude de l’éleveur. Il faut aussi définir le positionnement des capteurs solaires ainsi que le volume et l’emplacement du ballon de stockage ».
Le fonctionnement du chauffe-eau solaire thermique est plutôt simple. « Il s’agit d’un cadre en aluminium dans lequel on a un panneau en verre, cela fait effet de serre avec le rayonnement du soleil. Dans ce panneau solaire se trouve un circuit en cuivre où circule de l’eau glycolée (pour éviter le gel en hiver). Ce circuit en cuivre est relié à un ballon d’eau chaude qui se situe dans la laiterie ou dans la cuisine. Il y a un échangeur thermique qui permet de faire chauffer l’eau du chauffe-eau. On fait passer l’eau du réseau par un serpentin dans le ballon d’eau chaude et on arrive à obtenir des températures de 60° en préchauffage. » Une source d’énergie d’appoint reste cependant indispensable pour assurer le complément lorsque l’eau doit être montée à 80°C par exemple.
Le gros avantage du système, c’est le stockage de l’énergie produite, à la différence du photovoltaïque. « En termes d’autonomie énergétique, on se situe entre 40 et 70 % des besoins annuels en eau chaude », ajoute la chargée de mission.
Jusqu'à 65 % de subventions
Et niveau coût, il faut compter actuellement entre 1 200 et 1 400 € HT par m2 pour une installation complète (capteurs solaires + station de régulation et ballon de stockage) avec la pose. L’Ademe finance jusqu’à 65 %, via le fonds Chaleur pour les installations supérieures à 25 m2 ou le fonds Tremplin, pour les plus petites surfaces. Pour bénéficier des aides, il faut s’assurer que l’installateur soit qualifié RGE solaire thermique et que les capteurs soient certifiés SolarKeyMark ou CSTBat.
Le retour sur investissement est d’environ 5 ans. « On réalise des simulations sur 20 ans, avec une hausse du cout de l’électricité de 3 % par an. On peut alors économiser jusqu’à 50 000 € sur 20 ans », présente Jeanne Lichou.
Pour illustrer ses propos, elle prend l’exemple concret d’un élevage breton de 150 vaches laitières (1 350 000 l/an). Ses besoins en eau chaude s’élèvent à 850 l/jour pour le nettoyage de la machine à traire 24 postes et du tank, et pour l’hygiène lors de la traite. Soit un besoin électrique de 22 000 kWh/an pour une facture de 3 200 €/an en tout électrique. L’éleveur a installé en 2021 une surface de panneaux solaires de 22 m2 pour un coût total de 20 430 € HT, pris en charge à 65 % par l’Ademe. Il lui restait donc à débourser 7 150 € HT. Un compteur mesurant la productivité solaire indique sur la première année une production de 11 100 kWh, permettant ainsi de couvrir 50 % des besoins annuels en eau chaude. Cela représente une économie de 1 550 € HT en 2022 soit une réduction de 20 % de sa facture annuelle d’électricité. Au final, l’installation sera amortie au bout de la 5e année.
« C’est un système qui fonctionne, même en Bretagne, plaisante Jeanne Lichou, où on arrive à produire entre 500 et 750 Kwh/m2 et par an ! »
Banette, la Prim’Holstein qui a produit 184 909 litres de lait en 14 lactations
« On ne peut pas garantir que la viande importée du Mercosur soit sans hormones »
Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire
Jules et Apolline, installés hors cadre familial : « Sans Terre de liens, ça n’aurait pas été possible »
Sabine et Cédric Lecointe ont investi 200 000 € dans le robot de traite GEA DairyRobot R9500
Décision de l'UE sur le Mercosur : au Salon de l'agriculture, on crie à la « trahison »
La guerre au Moyen-Orient tend les prix des engrais azotés en Europe
Prix des engrais : la tendance « clairement orientée à la hausse »
Guerre en Iran : hausse du gaz, du pétrole et des engrais, quels impacts pour l’agriculture ?
Chez Sébastien Renier, « avoir assez de fourrage pour 155 vêlages, c'est un vrai stress »