Les éleveurs du Puy-de-Dôme ont causé d'importantes perturbations de circulation autour de Clermont-Ferrand vendredi soir alors qu'une seconde laiterie était bloquée dans le Cantal par des producteurs de lait mécontents, a-t-on appris auprès des syndicats.
Plusieurs barrages filtrants ont été mis en place comme à Perpezat (Puy-de-Dôme) où une quinzaine de tracteurs se sont rejoints et autour de Rochefort-Montagne (Puy-de-Dôme), a indiqué Bruno Chaput, secrétaire général de l'Udsea (Union départementale des syndicats d'exploitants agricoles).
Selon les gendarmes, la circulation était bloquée en début de soirée par des éleveurs en plusieurs points autour de Clermont-Ferrand, notamment à Orcines et Le Crest. En milieu d'après-midi, des tracteurs avaient pris position autour des principaux axes desservant la capitale auvergnate "avec une forte mobilisation sur la nationale 89 qui relie Bordeaux et Clermont", mais aussi au nord de la ville, à Riom et au sud, vers Issoire.
Des responsables syndicaux étaient reçus dans la soirée par le préfet du Puy-de-Dôme, Patrick Stefanini, selon M. Chaput. Ils reprochent à l'usine Lactalis de Riom-ès-Montagne (Cantal) de refuser "délibérément" de recueillir leur production en raison du blocage du site par d'autres éleveurs. Ils demandent à la préfecture de réquisitionner des camions. "Certains n'ont pas été collectés depuis six jours et ils n'en peuvent plus", a indiqué M. Chaput.
Des producteurs de lait du Cantal bloquent depuis lundi soir l'usine Lactalis de Riom-ès-Montagnes, qui fabrique des fromages AOC (Bleu d'Auvergne, Cantal), protestant contre la baisse du prix du lait, en dépit d'un accord conclu mercredi à Paris entre agriculteurs et laiteries qu'ils jugent insuffisant. Direction et éleveurs ont tour à tour saisi la justice, s'accusant mutuellement d'entraver la collecte du lait, notamment dans le Puy-de-Dôme. Les éleveurs affirment qu'ils ne bloquent que la sortie des produits finis tandis que la direction fait valoir qu'elle ne peut pas collecter le lait tant que le fromage ne sort pas. Et depuis vendredi matin, "la mobilisation s'est étendue au site 3A Saint-Mamet, un des plus gros fabricants du département", a indiqué Chantal Cor, présidente de la section lait de la Fdsea du Cantal. Selon un employé de 3A, une dizaine d'éleveurs étaient présents à l'entrée de la laiterie.
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