"Je vais prendre contact avec les industriels du roquefort, organiser une réunion de crise et essayer ensemble de réagir", a déclaré M. Durand à l'AFP. "C'est évident que localement ça va bouger, sous une forme ou une autre", a-t-il estimé. "La situation était déjà tendue pour les producteurs avec les baisses du prix du lait et les perspectives économiques. Cette mesure arrive à un très mauvais moment", a regretté M. Durand. "Le roquefort est vital pour tout le Sud-Aveyron, les communes de Millau et Saint-Affrique compris", a-t-il souligné. "On se retrouve dans la même situation qu'il y a 10 ans lorsque des habitants du Larzac démontaient le MacDo", a-t-il dit, ajoutant avoir "l'impression de faire du surplace".
Jeudi, les autorités américaines ont annoncé une modification de la liste des produits de l'UE "sujets à des droits de douane supplémentaires en lien avec" le conflit du boeuf aux hormones devant l'Organisation mondiale du Commerce (OMC). Dans un communiqué, les services du commerce extérieur à Washington ont annoncé faire passer les droits de douane sur le roquefort de 100% à 300% à partir du 23 mars.
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