« Nous considérons que l'État abandonne ses éleveurs », a déclaré le député François Brun (LR) aux côtés de Pierre Morel-À-L'Huissier (UDI) lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale.
« Le loup, il faut le compter vraiment et le prélever quand c'est nécessaire », a-t-il ajouté, évoquant un « ras-le-bol » partagé par 24 parlementaires, majoritairement Républicains, à l'initiative de la conférence.
Dénonçant un « préjudice psychologique » qui entraîne « des suicides nombreux » chez les éleveurs, les élus envisagent, en plus d'un dépôt de proposition de loi, de saisir le Conseil d'État pour carence et de porter plainte pour « non-assistance à personne en danger ».
Pierre Morel-À-L'Huissier, député de Lozère, souhaite néanmoins « laisser la liberté aux préfets de dire s'il faut procéder à des tirs » pour améliorer « la régulation de l'espèce ».
Le président Emmanuel Macron, en déplacement dans les Pyrénées en juillet 2022, avait déclaré en marge du Tour de France qu'une « brigade d'intervention loup » serait créée d'ici à l'été 2023 pour les Pyrénées et le sud du Massif Central, où le nombre de loups gris s'accroît.
Composée d'une dizaine d'agents fonctionnaires, cette force doit intervenir en soutien aux éleveurs qui subissent des attaques répétées, pourra patrouiller dans les alpages et effectuer des tirs de défense contre les loups.
Le loup gris, revenu de lui-même en France depuis l'Italie, connaît une dynamique démographique favorable depuis 10 ans, et l'Office français de la biodiversité (OFB) estime sa population entre 826 à 1 016 individus.
Une récente demande de la Suisse, souhaitant faire passer le loup de la liste des espèces « strictement protégées » à celle des espèces « protégées » a récemment été rejetée par la Convention de Berne, réunie à Strasbourg.
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