Les empreintes « typiques » relevées mardi « ont bien montré qu'elles étaient celles d'un loup. Nous avons prélevé des poils, qui vont partir en analyse génétique, pour déterminer la provenance du loup », a expliqué à l'AFP Paul Hurel, animateur du réseau loups au sein l'antenne régionale de l'OFB.
La préfecture de l'Indre avait confirmé dans un communiqué la présence d'un loup, photographié « dans un champ de céréales sur la commune de Chasseneuil dans le sud-ouest du département ».
En outre, l'OFB a reçu plusieurs nouveaux signalements mercredi. « On va les traiter au plus vite, aller sur place pour voir s'il y a des empreintes », a précisé Paul Hurel. « On ne peut pas parler d'installation. Il s'agit d'un seul individu. Les jeunes sont exclus des meutes et cherchent de nouveaux territoires. Ils ont une grande capacité de dispersion. Les meutes, avec reproduction, les plus proches se trouvent dans le nord du massif alpin, avec des zones de présence permanente constatées en Bourgogne-Franche-Comté », a-t-il continué.
Canis lupus lupus, nom latin du loup gris commun, est donc identifié une deuxième fois dans la région Centre-Val de Loire. Un premier canidé avait été identifié en août 2019 au nord de l'Eure-et-Loir.
L'OFB a relevé 97 zones de présence permanente du loup sur le territoire français, principalement dans les Alpes, le sud-est et l'est. À la sortie de l'hiver 2018/2019, la population de loups en France était estimée à environ 530 individus. La présence de plus en plus importante de ces prédateurs carnivores, éradiqués dans les années 1930 et revenus naturellement par l'Italie dans les années 1990, est combattue par les éleveurs qui dénoncent les attaques contre leurs troupeaux. La préfecture de l'Indre a recommandé aux éleveurs « une vigilance renforcée dans la surveillance de leurs troupeaux ».
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