Un troupeau de moutons a été attaqué fin mai par un loup dans le versant alsacien du massif des Vosges, une première apparition du prédateur dans ce secteur depuis des décennies, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
Une expertise, menée à la suite d'une « attaque sur un troupeau domestique » d'ovins et de caprins le 28 mai à Ranrupt (Bas-Rhin), a « conclu à une mortalité (...) avec responsabilité du loup non écartée », a indiqué à l'AFP la préfecture du Bas-Rhin, confirmant une information de France Bleu Alsace et du quotidien Dernières Nouvelles d'Alsace. Par la suite, une photo « prise à environ 300 m des lieux », par un « piège photo », « a confirmé » qu'il s'agissait bien d'un loup, selon la même source. L'attaque a eu lieu dans la nuit du 27 au 28 mai, alors que le troupeau d'une quinzaine de têtes était dans son enclos, a expliqué Corinne Schynoll, exploitante de la ferme-auberge du Promont, ouverte en 1977. Un bouc « a été égorgé. On n'a pas retrouvé l'agneau, qui avait quelques jours », a dit Corinne Schynoll. « C'est la première attaque » et « c'est vraiment problématique », a confié l'exploitante qui a été indemnisée, mais qui se dit « inquiète ».
Pour le maire de Ranrupt, Thierry Sieffer, la présence du prédateur dans ce secteur du département est exceptionnelle : selon lui, la dernière fois qu'on y a vu un loup, c'était « au XIXe siècle ». Selon lui, deux loups auraient également été aperçus non loin de Ranrupt, sans que l'on sache si l'un d'eux était celui responsable de l'attaque. Selon la préfecture, leur présence a fait l'objet d'un signalement « en mars » mais l'information a été jugée « invérifiable ». Selon Frédéric Preisemann, technicien à l'Office national des forêts (ONF) et membre du réseau loup-lynx, le loup responsable de l'attaque est sans doute solitaire et doit déjà être loin. Pour autant, a-t-il indiqué à France Bleu Alsace, « il faut que les gens et les éleveurs se préparent au retour du loup », réimplanté en France depuis 1992 et dont la population ne cesse d'augmenter (530 adultes actuellement). Classé vulnérable sur la liste rouge française de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le loup ne peut être tué, sauf dérogation, par exemple lors de dégâts importants sur les troupeaux. En 2018, environ 3 700 attaques ont eu lieu contre plus de 12 500 animaux, essentiellement des ovins, principalement dans les Alpes-Maritimes et les Alpes-de-Haute-Provence.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026