Ce loup « très probablement » solitaire a été tué par un lieutenant de louveterie dans le cadre d'un tir de défense autorisé par arrêté préfectoral, afin de protéger un troupeau d'ovins menacé, précise le communiqué de la préfecture.
Le cadavre de l'animal a été récupéré par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). L'autopsie devrait permettre de déterminer son origine génétique.
Le prédateur avait été signalé sur le plateau des Costières depuis mai 2017, dans un milieu agricole et péri-urbain pourtant peu propice à son espèce. Depuis cette date, 360 bêtes avaient été tuées, principalement des ovins mais aussi des veaux et des jeunes chevaux, dans 80 attaques, donnant lieu à plus de 100 000 euros d'indemnisation dans le cadre du « plan Loup ».
Ces attaques se multipliant, la préfecture du Gard avait sollicité le 15 mai les lieutenants de louveterie, des chasseurs bénévoles spécialement désignés, pour leur demander d'intensifier la surveillance des troupeaux protégés.
En décembre 2018, l'ONCFS avait jugé « probable » que le nombre de loups en France dépasse les 500 à la fin de l'hiver. Emmanuel Macron avait affirmé en mars que ce seuil avait été atteint, ce que l'ONCFS devrait officialiser début juin.
Mardi le préfet d'Auvergne-Rhône-Alpes, en charge du « plan loup », doit dévoiler de nouvelles mesures pour contrer l'expansion plus rapide que prévue de l'animal dans l'Hexagone. Initialement ce cap des 500 loups en France était attendu en 2023 seulement.
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