«Une lettre d'observation a été envoyée au maire de Pelleautier lui demandant de retirer son arrêté», a déclaré dimanche soir à l'Afp un porte-parole de la préfecture qui disposait d'un délai de deux mois pour statuer sur la légalité de l'arrêté.
Egalement conseiller départemental, Christian Hubaud avait le 15 mai pris cette décision après l'attaque d'un troupeau dans un parc fermé et électrifié par un loup, une espèce protégée par la Convention de Berne. L'éleveur, victime du loup pour la première fois depuis son installation en 1993, avait alors perdu cinq animaux.
En cas de refus de l'élu de retirer son arrêté, le dossier pourrait être porté, selon la préfecture, devant le tribunal administratif de Marseille où les associations de protection de la faune Ferus et Aspas ont déposé plainte en référé afin d'obtenir rapidement l'interdiction de l'arrêté.
De son côté, l'antenne départementale de la Fnsea, principal syndicat des agriculteurs, soutient la démarche du maire. Selon les derniers chiffres communiqués par la Direction Départementale des Territoires (Ddt) des Hautes-Alpes, déjà 13 attaques et 30 victimes ont été comptabilisées entre janvier et avril, contre trois attaques et sept victimes sur la même période en 2014. Le préfet des Hautes-Alpes a signé un arrêté, lui aussi le 15 mai, autorisant le tir de défense pour des éleveurs qui seraient dorénavant victimes d'une attaque de loup sur les communes de Pelleautier ou de La Bâtie-Montsaléon.
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