« Une trentaine d'éleveurs de la Confédération paysanne occupent en ce moment, avec des moutons, la direction régionale de l'environnement (Dreal) à Lyon », explique le syndicat jeudi 29 janvier 2015 dans un communiqué. « Au moins, les animaux sont en sécurité. Mais nous n'acceptons pas d'avoir à enfermer nos brebis et de renoncer à nos pratiques pastorales pour échapper aux attaques de loups. C'est l'élevage hors-sol des ruminants, l'industrialisation de l'agriculture, que nos décideurs favorisent en refusant de questionner la légitimité du statut d’espèce protégée du loup. »
« Le 10 juin, le Copa-Cogeca, dont font partie la Fno et la Fnsea, a même signé à Bruxelles un accord de principe avec la Direction générale de l’environnement de la Commission européenne attestant qu'il ne remettrait pas en cause le statut du loup ! Pendant ce temps-là en 2014, les éleveurs et bergers ont subi plus de 2.000 attaques de loups (300 de plus qu'en 2013) qui mettent en danger l’existence même de leur métier. »
« La Confédération paysanne exige :
- Une étude conjointe des ministères de l'Agriculture et de l'Ecologie sur la possibilité et l'impact d'un changement de statut ;
- Un rendez-vous en urgence avec Ségolène Royal, demande restée sans réponse depuis sa prise de fonction ;
- Une transparence totale de la situation pour que les éleveurs puissent, au minimum, anticiper (chiffrage des populations, zones de présence, études prospectives, etc.). »
La Confédération paysanne demande de « mettre fin à ce double langage national/européen, et affronter, enfin, la question du statut des loups avec tout le sérieux qu'elle exige. »
En 2014, le bilan des attaques de loups s’est très nettement dégradé par rapport à 2013 et 2012. Plus de 9.000 animaux ont été attaqués, contre moins de 7.000 les années précédentes. L’indemnisation des éleveurs, selon la Confédération paysanne, a coûté 2,497 M€ en 2014.
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