Les éleveurs, arrivés vers 5h à l'appel de la Frsea (Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles) et des Jeunes Agriculteurs, ont contrôlé plusieurs camions à l'entrée de l'usine pour vérifier l'origine des viandes. « La situation économique des éleveurs de porcs est catastrophique », a souligné Mickaël Guillou, le responsable de la section porcs de la Frsea des Pays de la Loire, en estimant qu'il « manque 20 centimes d'euros » par kilo « pour couvrir nos coûts de production ». Depuis septembre, « on perd entre 15 et 30 euros par porc » produit, a-t-il ajouté.
Les éleveurs réclament aussi l'apposition du logo "Le porc français" (qui remplace l'appellation Vpf - viande de porc française -) sur les produits de charcuterie et de salaisonnerie, « le seul validé au niveau de l'interprofession » et qui certifie que l'animal est « né, élevé et transformé en France », selon Mickaël Guilloux. Une délégation a été reçue par la direction de l'entreprise. Celle-ci a rappelé, dans un communiqué, qu'elle s'approvisionnait « à près de 95 % en viande de porc d'origine française » et qu'elle apposait la mention « porc 100 % français ».
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