Laurent Archer a investi dans une chargeuse à quatre roues directrices Kramer pour remplacer un chargeur télescopique et pallier la charge de manutention supplémentaire liée à son méthaniseur. Le débit de chantier est impressionnant et répond à ses attentes. Seul bémol : l'autonomie de carburant ! Elle ne suffit pas pour une machine dont le rôle n'est pas de bricoler mais bel et bien d'envoyer du lourd à longueur de journée.
Il y a quelques mois, Laurent Archer et son frère, les deux associés du Gaec Archer, ont décidé d'investir dans l'agro-chargeuse Kramer KL 60.8 L. Objectif : remplacer un des télescopiques JCB et Caterpillar qui effectuent beaucoup de manutention. L'engin de 156 ch, conçu pour les travaux de manutention agricole, est distribué par la concession MCDA. « Nous travaillons depuis longtemps avec ce fournisseur et, nous n'avons rien à redire question services. C'est sans doute ce qui a motivé notre choix. Auparavant, le revendeur commercialisait la marque JCB. J'en ai toujours sur l'exploitation, ils ont plus de 12 000 h ! », souligne le jeune agriculteur.
200 h de manutention par mois
Leur besoin était clair : réduire le temps passer à l'alimentation du troupeau, qui compte 200 vaches laitières, 300 allaitantes et la suite à l'engraissement. Sans compter l'atelier volailles de 1 500 m² et la méthanisation qui devrait démarrer prochainement. « Autant vous dire qu'ici, nous recherchons avant tout la productivité de la machine. Elle fonctionne autour de 200 h par mois donc le débit de chantier est un point important. Nos cinq salariés ont d'ailleurs apprécié cet argument en faveur de la chargeuse », ajoute Laurent.

Côté confort, la taille de la cabine est supérieure à celle d'un télescopique. Pas d'options superflues, tout est utile. Et d'ajouter : « La bête est très facile à apprivoiser. Là aussi, c'est important quand du personnel "défile" aux commandes. Même si de prime abord l'accès à bord semble moins aisé qu'avec le "télesco", une fois installé là haut, j'y suis pour la matinée », rétorque l'éleveur. L'espace bénéficie de la climatisation automatique, du siège à suspension pneumatique et d'un terminal simple à comprendre.
Autonomie de carburant trop faible
La visibilité est meilleure que sur les chargeurs télescopiques, particulièrement vers la droite. « Il n'y a pas de compartiment moteur, le bloc est fixé à l'arrière. Le dispositif de caméra de recul s'enclenche automatiquement dès que le sens de marche s'inverse et regarder l'écran devient rapidement un automatisme pour l'opérateur. Inutile de regarder les rétroviseurs, l'écran est très clair. Du coup, pas besoin de se contorsionner pour voir l'arrière de l'outil », ajoute encore le producteur conquis par le système.
« Là où ça pêche, c'est question autonomie de carburant. La taille du réservoir n'est pas suffisante. Mes salariés travaillent en deux fois sept heures, il faut ravitailler entre deux. Et pour le moment, le méthaniseur ne fonctionne pas », réplique t-il. Autre inconvénient : la transmission hydrostatique. « Au travail, rien à redire. Elle est souple et efficace, ça pousse ! Mais sur la route, c'est une catastrophe. À la moindre montée, la vitesse chute, même sans tracter de charge. Quand je vous dis que cet outil n'est pas fait pour bricoler ! », conclut Laurent en souriant. Pour ce type de tâche, l'agriculteur préfère utiliser un de ses télescopiques.
Des pneus plus larges pour gagner en stabilité
D'origine, la monte de pneumatiques est moins large. « Pour gagner en stabilité, j'ai opté pour des roues de taille supérieure. Cela favorise aussi la garde au sol ». Point de vue maniabilité, le modèle Kramer bénéficie de quatre roues directrices. « Les modes de conduite sont semblables à ceux d'un télescopique : deux ou quatre roues directrices et la marche en crabe... le rayon de braquage aussi est bon, rien à dire ! », conclut le jeune exploitant.

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