Une « brigade loups » avait déjà été créée en 2015 à Gap (Hautes-Alpes). Composée d'une dizaine d'agents fonctionnaires, elle intervient surtout dans les Alpes, en soutien aux éleveurs qui subissent des attaques répétées, et patrouille les alpages où elle peut effectuer des tirs de défense contre les loups.
En juillet 2022, le président Emmanuel Macron avait promis d'en créer une nouvelle d'ici l'été suivant, pour rassurer les éleveurs des Pyrénées et du sud du Massif Central, où le nombre de loups gris était alors en croissance.
La nouvelle brigade devrait permettre d'adapter les interventions « à l'extension de l'aire de présence du loup vers l'ouest et le nord, et à la présence de l'ours dans la chaîne pyrénéenne », indiquent la préfecture et l'OFB dans leur communiqué. Elle interviendra plutôt à l'ouest du Rhône sur les problématiques liées à l'ours et au loup, tandis que celle de Gap se consacrera au loup et au lynx.
La brigade dite « Ouest » sera composée de sept « permanents » et de quelques saisonniers, soit « une dizaine de personnes », a indiqué à l'AFP Nicolas Jean, en charge des grands prédateurs terrestres à l'OFB. Son siège de Rodez devrait être inauguré le 25 juillet et elle commencera son activité « fin juillet, début août », a-t-il ajouté.
Le président du conseil départemental de l'Aveyron, Arnaud Viala (ex-LR), s'est dit « très satisfait » de la création de cette nouvelle brigade. « J'en attends une réassurance psychologique pour les éleveurs, qui sont en grande détresse quand il y a une fréquence rapprochée d'attaques », a-t-il dit à l'AFP.
Selon une estimation provisoire publiée lundi par la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes, en charge du plan national loup, 906 loups ont été recensés l'hiver dernier. Ce chiffre est en légère baisse par rapport à l'année précédente, mais des organisations agricoles le jugent « clairement sous-évalué » et des ONG demandent « moins de tirs dérogatoires ».
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