De mars à mai 2020, le coronavirus a entraîné sur Web-agri une multiplication d'articles concernant la crise sanitaire et ses répercussions en élevage bovin laitier et allaitant. Les commentaires ont vite proliféré, symptomatique de l'intérêt des lecteurs pour tout ce qui peut impacter les performances économiques de leur exploitation. Petite piqûre de rappel des sujets les plus évoqués...
Le Covid-19 s'est disséminé dans les commentaires d'articles sur Web-agri dès début mars, soit 15 jours avant le début du confinement de la population française. Si les lecteurs ont réagi aussi rapidement que fortement, tous ne redoutaient pas les mêmes conséquences pour l'élevage. Ainsi certains craignaient une baisse de la consommation et des prix du lait et de la viande, d'autres non...
Très vite, de nombreuses laiteries et le Cniel ont incité les éleveurs à réduire leur production laitière face à cette crise sanitaire et économique, afin d'éviter un engorgement du marché. Une situation qui a bien sûr suscité de vives réactions...
Baisse de production, rétention d'animaux : pas si simple !
D'autant que pour beaucoup de producteurs, produire moins de lait, sans impacter les performances futures du troupeau, n'était pas si simple. Ils n'étaient pas très enclins, notamment, à baisser la quantité de concentrés distribuée comme le suggérait l'Idele...
De même, les éleveurs de bovins viande n'étaient pas prêts à la retenir leurs animaux en ferme, doutant que cette action fasse remonter les prix, en chute libre avec la pandémie de coronavirus...
Manque de soutien de la filière...
Mais les fournisseurs, eux, n'ont pas diminué leurs prix, en particulier dans le secteur de l'alimentation animale, d'où l'agacement perceptible chez la plupart des producteurs...
Dans un tel contexte, pas étonnant que l'accord signé entre l'Union européenne et le Mexique, prévoyant l'importation de 20 000 t de viande bovine mexicaine, ait été très mal vécu par les lecteurs de Web-agri...
... et des pouvoirs publics
Par ailleurs, les éleveurs laitiers ne comprenaient pas que les rayons de produits laitiers des supermarchés soient aussi vides, y voyant un manque de soutien de la grande distribution face aux difficultés qu'ils traversaient...
De toute façon, même le ministre de l'agriculture, qui les a pourtant exhortés à continuer de travailler pour nourrir les consommateurs, les a remerciés en leur disant : « Il faut que l'agriculture française puisse nourrir le plus grand nombre », sans différence de prix significative avec les produits importés.
Vers une crise très grave en élevage
Autant d'éléments qui leur faisaient craindre à juste titre une nouvelle crise laitière...
Quelques-uns espéraient néanmoins que cette période compliquée pour tous les Français aurait resserrer les liens entre les exploitants agricoles et le grand public. Mais ces derniers semblent pressés de revenir à leur vie d'avant, y compris dans le domaine alimentaire malheureusement...
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