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Paroles de lecteursDe nouveaux adeptes du méteil, dont Patrice Brachet loue souvent les vertus ?

 « Je suis heureux que le méteil prenne racine ! », se réjouit Arnaud. (©Nicolas Mahey // Création Terre-net Média)
« Je suis heureux que le méteil prenne racine ! », se réjouit Arnaud. (©Nicolas Mahey // Création Terre-net Média)

Patrice Brachet, l'un des fidèles commentateurs de Web-agri, prêche régulièrement les valeurs du méteil dans ses commentaires d'articles. Il y a quelques temps, un reportage avait été consacré à son système et ses pratiques avaient éveillé l'intérêt de nombreux lecteurs. Beaucoup l'ont félicité pour son sens du partage et pour la transparence de ses propos. Un échange s'est alors naturellement instauré avec l'éleveur, qui pourrait bien les avoir convertis à l'autonomie fourragère...

 

La Chouette : « Félicitation Patrice ! Votre exploitation est une vitrine pour la France. On disait, après-guerre, que pâturage et labourage étaient les deux mamelles de notre pays. Vous, vous avez compris que, sur les deux, il y en a une qui fait des mammites. D'où le recours aux techniques culturales simplifiées et à l'agriculture de conservation des sols. »

The germs : « Super article Patrice ! Intéressant tant sur le plan technique qu'économique. C'est sympa aussi d'expliquer ta démarche aux autres, notamment tes difficultés. Ça donne envie de se lancer dans des tests... »

Titian : « Oui, un grand bravo Patrice pour la transparence de tes propos. C'est malheureusement trop rare dans les articles professionnels, qui édulcorent bien souvent les difficultés... Chapeau pour le défi. (…) »

Tell14 : « Merci en effet, Patrice, pour avoir été aussi transparent sur les avantages et inconvénients de ton système. Toutefois, il est difficile de le comparer avec d'autres modèles de production, en raison de la météo particulière que tu as connue. J'ai cependant deux remarques. D'une part, ça a l'air compliqué à mettre en place, au niveau du semis comme de la récolte, et on reste sur 4 kg de soja dans la ration des vaches. Une alimentation à base de luzerne et de maïs épi ne serait-elle pas plus simple à gérer ? La production laitière moyenne serait de 25 l/VL et pourrait atteindre 30 l avec complémentation. »

Félicité dans de nombreux commentaires

Arnaud : « Je suis vraiment heureux de voir que le méteil prend racine ! J'ai moi-même largement conseillé son utilisation auprès des éleveurs, avec de très bon résultats. Mais ce qui m'impressionne le plus, ce sont vos mélanges d'été avec association de maïs pour produire un fourrage complet. Bravo à vous ! »

Steph72 : « J'ai implanté un méteil l'automne dernier pour la deuxième fois, avec du triticale justement pour ramener de la fibre. L'année dernière, je l'ai récolté le 10 mai en enrubannage, il était très appétent. C'est pourquoi je vais continuer cette culture. »

Titian : « T'inquiète Patrice, on comprend très bien ton approche. Le produit le plus intéressant dans une ration n'est pas forcément celui qui bénéficie de la meilleure valeur alimentaire. »

Steph72 : « Très bon reportage. Patrice, vous êtes un agriculteur, chercheur et testeur. Partager votre expérience nous est très utile. Mais pourquoi ne pas ensiler le méteil plus tôt ? Il serait plus riche en azote et vous pourriez faire des économies en soja non OGM, qui coûte cher. J'avais discuté avec un éleveur du sud de la Dordogne, qui ne pouvait pas irriguer à cause de son parcellaire. Il est passé du maïs ensilage au soja, et à la luzerne enrubannée et ensilée avec du maïs humide. »

La Chouette : « Vous avez complètement raison. il existe de nombreuses protéines, non OGM, pour équilibrer les rations des bovins. C'est aux agriculteurs de se former et de s'informer, mais pas auprès des commerciaux qui vivent à leur dépend. Pour ce qui est des contraintes en matière d'OGM, elles arriveront doucement mais sûrement... »

un vrai dialogue entre Patrice Brachet et les lecteurs

Chrislait : « Tout d'abord, félicitations ! Ensuite, je regardais les mélanges avec du maïs et je trouve qu'il y en peut-être un peu trop. Au plaisir de lire ton commentaire, Patrice. »

Patrice Brachet : « Sûrement, mais ce sont des tests. Le but est de faire un produit autonome à environ 25 kg. En tout cas, c'est notre objectif. Il nous faut du temps et pas mal d'essais. Les marchands d'aliments vont me détester. Ils ne m'aiment déjà pas trop car je préconise une alimentation des animaux produite, au maximum, sur la ferme. »

Hautot Nicolas : « Article pertinent. MAT très satisfaisante, mais UFL décevante, surtout pour des vaches hautes productrices (ça va que les cours des céréales sont bas). »

Patrice Brachet : « Tout d'abord, merci à tous ! Ça fait vraiment chaud au cœur ! Pour les UF, ne tenez pas trop compte des analyses, elles ne sont pas fiables. Il faudrait trier brin par brin. Par exemple, pour la MAT, avec trois labos différents et le même silo, les résultats vont de 11 à 16, donc on pilote avec l'urée du tank. Le méteil est un super carburant ! Les essais avec du méteil de printemps, si on peut améliorer la teneur en MAT, devraient être fructueux ! Il y a du travail, car aucune référence et beaucoup d'incrédules en face de vous ! Je suis à votre disposition pour d'éventuelles questions. »

Et d'ajouter : « Une précision à tous. Si vous récoltez trop tôt, vous obtenez un produit à 20 de MAT, voire plus, et qui en fait vaut pas grand chose. Là, vous vous dites : "le père Brachet déboulonne." Ben, non ! Le méteil est le carburant de la panse et récolté trop précocement, on perd cet avantage. De plus, en durcissant, il se charge en acide lactique. Donc, ce que vous perdez d'un côté, vous le rattrapez de l'autre. En plus, lequel d'entre vous n'a jamais donné d'ensilage trop tendre à ses vaches ? À part des bouses liquides et malgré beaucoup de lest, le résultat n'était pas à la hauteur de vos attentes. Avec un méteil au top, pas besoin de lest et on peut envoyer 6 kg d'orge et 1,5 kg de colza, et équilibrer à 23 kg. On a fait comme cela en attendant le maïs 2017. À chacun sa méthode ! »

Capitaine : « Les aides européennes à la production de légumineuses pures et associées seraient maintenues. En revanche, celle aux légumineuses, associées à une graminée, est suspendue. L'enveloppe allouée à la France pour ces aides s'élève à 95 M€, mais seuls 33 M€ sont consommés chaque année. Voilà pourquoi l'aide aux associations céréales/légumineuses a été supprimée. Pour consommer local, produisons local ! Le soja chinois ou sud-américain, laissez-le dans les supertankers de 28 000 t. On a tout pour produire du lait et de la viande en France, il ne manque plus que la volonté. Affaire à suivre... »

 

Journaliste installation/transmission des exploitations

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