Aux États-Unis, 11 éleveurs se sont associés pour se faire un nom dans le monde de la génétique. Jusqu’alors fournisseurs de taureaux pour les centres traditionnels, ils ont monté United Sires, une entreprise pour assurer la commercialisation de leurs produits. « Ils se sont regroupés parce qu’ils n’étaient plus forcément en accord avec les sélectionneurs », décrypte Vincent Jouan, codirecteur du CIA Crespelle. « Les taureaux qui étaient retenus n’étaient pas forcément les meilleurs à leurs yeux, avec une course aux index sans forcément considérer les familles de vaches ». Associés, ces 11 éleveurs représentent pas moins de 40 000 vaches, disponibles pour faire naître les reproducteurs de demain.
Depuis 5 mois, des doses issues des taureaux d’United Sires sont disponibles dans l’Hexagone, via le CIA Crespelle grâce à Jean-Louis Siaume, responsable produit Holstein pour l'entreprise. « Nous avons l’exclusivité des produits », précise Vincent. « Nous avons sélectionné 15 taureaux parmi les 96 au catalogue qui sont intéressants pour le marché européen, avec des lignées peu présentes en France ».
Parmi les plus beaux produits figure Robo. « Nous sommes sur un taureau adapté aux élevages intensifs français, qui fait des vaches très larges, avec trayons écartés et longs adaptés à la traite robotisée. » Les index ne sont pas en reste. « Il est à 3 407 de GTPI (ISU américain). Aujourd’hui en France, il doit y avoir autour de 10 taureaux à plus de 3 400 de GTPI », poursuit le passionné de génétique. Le taureau Marker est le plus demandé. « C’est un animal très complet avec une morphologie parfaite ».
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026