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Santé animaleUn foyer de grippe aviaire détecté dans l'Aisne

Un foyer de grippe aviaire a été découvert dans une basse-cour de l'Aisne, a annoncé mercredi soir la préfecture, appelant à la vigilance de tous, quelques jours après la détection d'un cas dans les Ardennes.

« Une suspicion clinique vient d'être confirmée ce jour par le laboratoire national de référence dans une basse-cour située sur la commune d'Aubenton », écrit la préfecture de l'Aisne dans un communiqué. La préfecture rappelle que « comme plusieurs pays d'Europe, la France est confrontée à un nouvel épisode d' influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) », communément appelée grippe aviaire, et que « la maladie circule depuis quelques semaines en Belgique et au Luxembourg ».

« L'origine de la contamination est l'achat de volailles sur un marché belge », auprès d'« un professionnel qui vend ses oiseaux sur différents marchés en Belgique (Florenville, Arlon, Chimay, Tournai, Bastogne, Charleroi, Anderlecht) », précise le communiqué, appelant toute personne ayant acheté un oiseau sur l'un de ces marchés depuis début août à consulter son vétérinaire si l'animal présente des symptômes de grippe aviaire.

La détection de ce foyer, à l'origine identifiée, n'entraîne pas d'interdiction de circulation des volailles, mais la préfecture demande la « vigilance de tous, professionnels, partenaires sanitaires, particuliers détenteurs d'oiseaux, chasseurs » afin de « détecter toute suspicion de maladie dès les premiers signes ».

Vendredi, le niveau de risque a été relevé de « négligeable » à « modéré », sur « l'ensemble du territoire métropolitain », après la détection d'un premier cas dans la basse-cour d'un particulier des Ardennes, près de la frontière belge.

Des mesures de prévention sont devenues obligatoires dans les communes situées dans des zones dites à risque particulier (ZRP), c'est-à-dire abritant des zones humides fréquentées par les oiseaux migrateurs. Ce cas dans les Ardennes ne remettait toutefois pas en cause le statut tout juste recouvré par la France, le 2 septembre, de « pays indemne d'influenza », selon le ministère de l'Agriculture. Les éleveurs français commençaient tout juste à se relever de l'épizootie de grive aviaire de l'hiver dernier, qui avait débuté en novembre 2020 en France et conduit à l'abattage de plus de 3,5 millions de volailles, principalement des canards.

L'influenza aviaire n'est pas transmissible à l'homme par la consommation de viande ou d'œufs, a rappelé dans son communiqué la préfecture de l'Aisne.

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