La paraplégie peut avoir des origines diverses qu'il faudra identifier et traiter rapidement.
LA PARAPLÉGIE CONSTITUE LE PREMIER MOTIF D'EUTHANASIE en élevage laitier. La vache est couchée. Elle mange et rumine, mais elle est incapable de se relever. Compte tenu de son impact économique, ce syndrome est à considérer avec un intérêt particulier par les éleveurs.
Il a différentes origines. Hormis les pathologies agissant directement sur l'activité neurologique, comme la fièvre vitulaire par exemple, et les fractures osseuses, la paraplégie résulte souvent de lésions musculo-tendineuses. Elles peuvent s'établir d'emblée (à la suite d'une glissade, d'un chevauchement…) ou faire suite à une autre pathologie ayant préalablement couché la vache (fièvre vitulaire, tétanie).
La prévention résulte principalement de la mise en place très rapide d'une thérapeutique adaptée à la pathologie primordiale.La perfusion intraveineuse rapide d'un soluté calcique permettra à l'animal de sortir plus vite de sa fièvre vitulaire et augmentera considérablement ses chances de se relever.
DES THÉRAPEUTIQUES À METTRE EN PLACE
La zone dans laquelle évolue l'animal avant et après sa chute est également importante. Un sol glissant est défavorable au pronostic et le retrait rapide de l'animal couché de cet endroit est indispensable. Ce retrait devra s'effectuer certes rapidement, mais aussi dans les meilleures conditions possibles de façon à ne pas aggraver la situation. Si les conditions climatiques le permettent, la vache pourra être mise en pâture. Sinon, elle devra être placée sur de la terre battue ou, éventuellement, sur une bonne couche de fumier. Dans tous les cas, la nature du sol doit remettre l'animal en confiance pour qu'il n'hésite pas à tenter de se relever.
Les besoins hydriques doivent être couverts car toute déshydratation est défavorable à l'activité musculaire. Il faudra apporter régulièrement de l'eau à l'animal qui ne peut pas se déplacer.
Lorsque la paraplégie est établie, la mise en place par le vétérinaire de thérapeutiques anti-inflammatoire et antalgique est capitale. Ces thérapeutiques devront être accompagnées de soins hygiéniques appropriés. Le retournement régulier de l'animal d'un côté à l'autre en fait partie. Le maintien en position couchée suffit, par écrasement du fait du poids de l'animal, à augmenter les lésions préexistantes. L'éleveur devra également apporter une alimentation adaptée et procéder, bien que les conditions ne soient pas faciles, à la traite régulière afin d'éviter l'apparition de mammite. Dans un contexte de manque de main-d'oeuvre, ces soins hygiéniques sont sans doute difficiles à mettre en place, mais ils sont pourtant une condition importante du succès.
Des techniques purement mécaniques peuvent être utilisées pour aider le relèvement de l'animal (utilisation de pinces, sangles), mais celles-ci doivent être mise en action avec précaution, car elles peuvent contribuer à aggraver la situation. L'utilisation de la piscine, bien que longue à mettre en place et nécessitant un matériel onéreux, reste la meilleure solution. L'achat de ce type de matériel peut s'envisager en Cuma, mais le temps passé, tant à chauffer l'eau qu'à introduire la vache dans la piscine et à la surveiller, reste incompressible.
Quand une vache n'arrive plus à se relever, il est indispensable de la retourner régulièrement pour éviter une aggravation des lésions du seul fait de son poids. © CLAUDIUS THIRIET
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