Trois foyers ont été repérés dans le département du Maine-et-Loire depuis 2002, dont un l'année dernière.
CONNUE DEPUIS LONGTEMPS autour du bassin méditerranéen, la besnoitiose est arrivée au niveau de la Loire. Depuis 2002, trois élevages (deux allaitants et un laitier), dont un fin 2009, ont connu cette maladie. Le GDS du Maine-et-Loire a donc mis en place un suivi et une épidémio-surveillance dans et autour des foyers grâce aux analyses sérologiques disponibles depuis la fin 2009 au laboratoire vétérinaire départemental.
• Transmission par piqûres d'insectes
La maladie est due à un parasite (voisin des coccidies) qui se transmet par piqûres d'insectes (taons, mouches piqueuses…) ou d'aiguilles d'un bovin contaminé à un bovin sain. Elle se traduit par un épaississement important de la peau dû à la présence de kystes parasitaires et, au niveau des productions, par des pertes marquées (diminution de la quantité de lait, amaigrissement…).
• Des symptômes en trois phases
Les symptômes évoluent selon trois phases, de plus en plus caractéristiques. Le premier signe est un épisode fébrile (fièvre de 40 à 41,5°C) avec abattement, perte d'appétit, etc. Puis des oedèmes apparaissent, la peau est chaude au niveau de la tête, du fanon, de la mamelle, du scrotum et des extrémités des membres. Enfin, arrive la phase d'épaississement de la peau et de dépilations, avec plissement en « peau d'éléphant » et crevasses (pouvant se surinfecter).
Ces signes cutanés sont de plus en plus importants et de nombreuses zones dépilées apparaissent autour des yeux, du mufle, de l'encolure, de la face interne des cuisses et des plis des articulations.
Des kystes parasitaires peuvent se trouver à la surface de l'oeil, et se présentent comme des têtes d'épingle visibles à l'oeil nu. C'est un signe de certitude.
• Aucun traitement spécifique
Les traitements sont symptomatiques, contre les oedèmes et les douleurs. Il n'y a pas de remède permettant de « blanchir » les animaux. Un bovin atteint par le parasite reste porteur et pourra présenter des signes cutanés par la suite.
• La conduite à tenir
La vigilance et la détection précoce sont essentielles. Toute suspicion clinique doit être confirmée (contacter le vétérinaire traitant ou le GDS).
Limiter la contamination passe par une lutte contre les insectes piqueurs et l'utilisation d'aiguilles à usage unique.
Pour les achats d'animaux venant du sud de la France, les analyses sérologiques d'introduction seront demandées.
• L'action du GDS du Maine-et-Loire
Dans les foyers, des analyses sur le sang (sondage) permettent de préciser le degré d'infestation et les mesures adaptées. Les bovins cliniquement atteints sont isolés, si possible, et orientés vers la réforme. L'information sur cette maladie émergente est donnée autour des foyers par des réunions locales ciblées et lors des réunions d'éleveurs annuelles.
La caisse « coups durs » du GDS apporte un appui financier et technique aux éleveurs. Dans les cheptels et les pâtures voisines, des dépistages ont été réalisés. À ce stade, la maladie semble avoir peu gagné les alentours. Mais connaît-on tous les foyers ?
Si des kystes parasitaires se trouvent à la surface de l'oeil et se présentent comme des têtes d'épingle visibles à l'oeil nu, la maladie est diagnostiquée. 
Stade le plus avancé de la maladie : épaisssement de la peau et dépilation, avec plissements en « peau d'éléphant ». © GDS 49
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