L'hypocalcémie est l'une des premières causes de rétention placentaire.
LES FACTEURS QUI FAVORISENT L'HYPOCALCEMIE SONT NOMBREUX. Parmi eux, on trouve les interventions obstétricales et les pathologies infectieuses (listériose, fièvre Q, chlamydiose…). Les carences en protéines, magnésium, sélénium et vitamines peuvent aussi jouer. Mais avant de revoir la supplémentation des vaches, penser tout simplement à l'hypocalcémie subclinique. En effet, l'une des premières causes de rétention placentaire est la carence en calcium sanguin, sans pour autant que la vache se retrouve couchée. D'ailleurs, cet état favorise aussi les vêlages languissants, et donc les interventions qui constituent un facteur de risque supplémentaire de non-délivrance.
ATTENTION AUX ALIMENTS À BACA NEGATIF UTILISES TROP LONGTEMPS
Un taux supérieur à 10 % des vaches d'un troupeau affectées par des non-délivrances doit remettre en cause la conduite du tarissement. Tout d'abord, pour éviter que les taries engraissent de façon excessive avec un risque accru de ne pas délivrer, mais aussi de développer toute une série de pathologies métaboliques (vache couchée, acétonémie, stéatose hépatique).
Il convient de ne pas tomber dans le piège de l'hypocalcémie, un état favorisé par l'excès d'apport de calcium, mais également par une ration à Baca (bilan anion-cation) trop élevé. Des aliments tels que la luzerne à Baca élevé sont donc à déconseiller aux taries.
Gare également à l'addition d'un aliment à Baca négatif trop longtemps. Elle peut conduire à une décalcification assez grave des animaux.
Une solution intermédiaire donnant de bons résultats consiste à ajouter du chlorure de magnésium (MgCl), à raison de 50 g par vache et par jour, pendant les quatre à cinq semaines qui précèdent le vêlage. Mais l'idéal est de contrôler le pH urinaire des vaches avant vêlage. Et ainsi d'être sûr qu'une légère acidose métabolique permettra la libération du calcium osseux et évitera la fièvre de lait et la non-délivrance. En effet, si le pH urinaire est légèrement inférieur à 8 sur les vaches taries, la mobilisation osseuse du calcium sera permise et l'hypocalcémie au moment du vêlage sera rare. En revanche, des rations au tarissement donnant des pH urinaires à 8,5, voire plus, conduisent à un nombre important d'hypocalcémies cliniques ou subcliniques. Quand le pH urinaire avoisine les 8,1, l'administration de MgCI doit suffire pour éviter les problèmes cliniques. En cas de non-délivrance malgré tout, on peut, en plus des oblets, faire avaler 150 g de chlorure de magnésium dilué pendant deux ou trois jours. Dans la majorité des cas, la délivrance manuelle est à proscrire car elle favorise l'apparition de métrites et les troubles de reproduction future. Le seul cas où elle peut être réalisée est quand elle est facile et rapide (moins de quinze minutes) et ex-sanguine (sans aucun traumatisme des cotylédons conduisant à la présence de sang). Sinon, on se contentera d'administrer des oblets jusqu'à la fermeture du col et une ou deux injections de prostaglandines quinze jours et trente jours après le vêlage si les mesures préventives n'ont pas suffi.
L'idéal pour prévenir un état d'hypocalcémie subclinique favorable à des non-délivrances, c'est de contrôler le pH urinaire des vaches avant le vêlage. Et ainsi d'être sûre qu'une légère acidose métabolique permettra la libération du calcium osseux. © CLAUDIUS THIRIET
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