Les diarrhées néonatales sont l'une des principales pathologies du veau d'élevage et la première cause de mortalité avant l'âge de un mois. Elles entraînent des pertes économiques potentiellement importantes.
Les diarrhées sont l'une des pathologies souvent peu, voire non répertoriées, en élevage : il est donc difficile de connaître leur impact précis, d'autant que les situations rencontrées sont variables. Des données collectées par différents auteurs font état d'un taux de 9 à plus de 20 % de veaux infectés en moyenne en élevage (synthèse de Nicot 2008). Les pertes indicatives moyennes peuvent être chiffrées à 50 € par veau atteint (10 € de coût direct = traitements, et 40 € de pertes induites = temps de travail, retard de croissance), et 150 € par veau mort (valeur prenant en compte l'ensemble des coûts nécessaires pour faire naître le veau dont IA). Remarque : une telle approche estimative, dont le barème peut être adapté, est incontournable pour traduire concrètement les marges de progrès possibles. Les diarrhées traduisent une rupture de l'équilibre entre les facteurs de défense de l'animal, les conditions du milieu dans lequel il est élevé et la pression des pathogènes dans son environnement. Maîtriser cette pathologie nécessite d'identifier les facteurs de risque les plus présents dans son élevage et de travailler à la réduction de leur impact.
Le premier objectif est de diminuer les diarrhées de 40 à 20 % la première année et de conforter la situation les années suivantes. Le second objectif est de réduire les infections pour en minimiser les conséquences. Cela passe par la mise en oeuvre d'un plan d'actions qui portera ici sur le renforcement de l'immunité colostrale et par des mesures d'aménagement des locaux devenus inadaptés. L'analyse du colostrum au réfractomètre permet de mesurer simplement sa qualité, sa concentration en immunoglobulines et la quantité absorbée par le veau. L'utilisation d'une sonde pour administrer le colostrum assure la sécurité de la quantité absorbée par chaque veau dans ses premières heures. Elle s'appuie sur un volume standardisé de 4 litres. L'achat de niches à veaux est indispensable. Le nombre minimum de niches dépend du nombre maximum de vêlages sur le mois le plus chargé (ici 15), et non de la moyenne mensuelle ! L'installation du post-sevrage en dehors de la nurserie va réduire le nombre de veaux dans ce local, et assurer ainsi le nettoyage et la désinfection effective des cases individuelles utilisées pour le premier âge. Ce plan entraîne des dépenses qui sont juste à l'équilibre au cours de la première année mais qui ont permis d'enrayer l'aggravation de la situation.
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