« Les signaux politiques envoyés par la France aux éleveurs bovins se suivent et se ressemblent depuis plusieurs mois. La France est fière de son élevage dans tous ses territoires ? Qu’elle cesse donc d’œuvrer à son déclin ! Au contraire, les éleveurs attendent des réponses politiques cohérentes afin qu’ils aient de réelles perspectives. » C'est ce qu'annonce Patrick Benezit, président de la FNB dans un communiqué de presse paru ce jour.
Emmanuel Macron sera en visite au salon de l'agriculture ce samedi, ce sera l'occasion pour les éleveurs bovins de le questionner sur l'avenir de l'élevage en France. Menace du réchauffement climatique et concurrence internationale déloyale sont notamment les deux sujets sur lesquels le chef de l'État est attendu.
Sur ce dernier point, ce sont les accords passés sans clause miroir qui inquiètent le plus (notamment l'accord Mercosur). « Dans le même temps, les États membres de l’Union européenne examinent la directive sur les émissions industrielles (IED) : un texte qui prévoit de qualifier d’installation industrielle une large part des élevages bovins et les soumettre à des charges supplémentaires. C’est là toute la contradiction de la politique européenne, dont la France semble actuellement se satisfaire : lorsqu’il est européen, l’élevage bovin est à contraindre, mais lorsqu’il est brésilien, il semble urgent de l’encourager. »
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