Promulguée en octobre, la loi Egalim 2 a l’objectif de sécuriser le prix de la matière première agricole dans les négociations commerciales, en se basant notamment sur les indicateurs de coûts de production, définis par les interprofessions.
Néanmoins, dans la filière bovine, « la publication de l’indicateur de coût de production des éleveurs, prévue par la loi, est encore refusée par les deux fédérations représentant la grande distribution, FCD (Fédération du Commerce et de la Distribution) et FCA (Fédération du Commerce Coopératif et Associé) », a dénoncé le 23 novembre la FNB, dans un communiqué. Or, la méthode de calcul et d’actualisation de l’indicateur a été actée à l’unanimité depuis un accord interprofessionnel du 22 mai 2019, rappelle le syndicat.
« Si la volonté politique semble réelle, pour répondre à l’urgence de la situation des éleveurs – dont l’actuelle forte décapitalisation du cheptel est un symptôme déjà bien visible -, la grande distribution reste, pour sa part, parfaitement étrangère à cette souffrance quotidienne des femmes et des hommes qui travaillent dans leur filière », regrette la FNB, qui en appelle au ministre de l’agriculture pour « durcir le ton » et faire respecter la loi.
« Je suis passé de 180 à 140 vaches laitières pour faire face au changement climatique »
La production de viande bovine va diminuer en 2026… mais moins vite
À qui revient l’entretien des haies sur les parcelles louées ?
Chez Étienne, l’atelier d’engraissement de génisses tourne au quart de sa capacité
Prix du lait 2025 : une hausse record à 502 €
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Crise agricole : Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Vote du traité UE-Mercosur : « pas la fin de l'histoire », dit Genevard