« L'application provisoire permettra la suppression immédiate de certains droits de douane », a souligné Bruxelles. Le Parlement européen avait saisi la justice en janvier pour vérifier la légalité de ce traité de libre-échange, combattu par les agriculteurs européens et la France, mais plébiscité par l'Allemagne et l'Espagne.
En attendant une décision de la Cour de justice de l'UE d'ici un an et demi, la Commission a opté pour une application provisoire de cet accord.
Ce traité doit permettre à l'UE d'exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux vers l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, tout en facilitant l'entrée en Europe de viande bovine, volailles, sucre, riz, miel et soja sud-américains.
Pour ses partisans, il va permettre de relancer l'économie européenne, en souffrance face à la concurrence de la Chine et aux droits de douane des Etats-Unis.
Pour ses détracteurs, il risque au contraire de bousculer l'agriculture européenne avec des produits importés moins chers et pas forcément respectueux des normes de l'UE, faute de contrôles suffisants.
L'accord s'appliquera provisoirement avec les pays du Mercosur qui auront achevé leurs procédures de ratification et notifié l'UE avant la fin du mois de mars.
« L'Argentine, le Brésil et l'Uruguay l'ont déjà fait. Le Paraguay a récemment ratifié l'accord et devrait envoyer sa notification prochainement », a précisé la Commission européenne.
Cet accord avec le Mercosur a donné lieu à un bras de fer entre Berlin et Paris, qui a laissé des traces au sein de l'Union européenne.
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