Faisant usage de gaz lacrymogène, les gendarmes mobiles, en tenue anti-émeutes, appuyés par des véhicules blindés Centaures, ont pris le contrôle de cette exploitation, située dans le village des Bordes-sur-Arize, jeudi en fin de soirée. Plusieurs centaines d'agriculteurs y étaient rassemblés depuis mercredi matin pour s'opposer à l'euthanasie des 207 bovins et bloquer l'accès aux services vétérinaires.
Vendredi matin, il n'y avait plus qu'une dizaine de manifestants mais plus de tracteurs à proximité de la ferme, dont l'accès est toujours restreint par plusieurs véhicules de la gendarmerie mobile. Depuis, , les services vétérinaires ont pu se rendre dans l'étable, escortés par la gendarmerie.
La levée du blocage de la ferme a été émaillée d'incidents entre les forces de l'ordre et les manifestants, essentiellement des fermiers affiliés à la Coordination rurale ou à la Confédération paysanne, mais aussi quelques militants « d'ultragauche », selon le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez. « On agit pour éviter qu'il y ait une maladie qui se propage qui causerait des dégâts terribles dans l'élevage bovin », a-t-il déclaré sur RTL.
Quatre personnes ont été interpellées jeudi soir lors de l'intervention des gendarmes pour prendre le contrôle de cette ferme située dans le village des Bordes-sur-Arize, mais une seule restait en garde à vue vendredi matin, selon le parquet de Foix.
Vers 10h30, les premières vaches abattues ont été chargées
Pour Guilhem Boudin, 56 ans, ancien céréalier en Ariège, l'un des rares manifestants présents vendredi matin autour de la ferme, « on est en train de faire quelque chose de stupide. Une bête était réellement malade. Elle est morte et au lieu de faire un ciblage en fonction des bêtes malades et d'abattre au fur et à mesure, ils veulent tout abattre », a-t-il regretté.
À 7h30, certaines des vaches de l'exploitation étaient toujours en vie, a observé un journaliste de l'AFP. Mais aux alentours de 10h30, les premières vaches abattues ont commencé à être chargées par un engin dans un des camions benne, a constaté le journaliste de l'AFP.
Le préfet de l'Ariège a assuré jeudi que les deux frères propriétaires du troupeau lui avaient donné leur accord pour l'abattage, conformément au protocole sanitaire de lutte contre la DNC, et dénoncé la poursuite de l'action des protestataires.
Cette affirmation a été démentie par Pierre-Guillaume Mercadal, dirigeant de la CR du Tarn-et-Garonne, venu sur place. « Ils sont deux frères, un a cédé, l'autre non. Ils sont en train de déchirer cette famille, en plus de l'accabler du deuil de leurs vaches », a-t-il répondu au préfet.
L'abattage, seule méthode efficace pour éviter que « la maladie se diffuse dans l'ensemble du cheptel français », se fera « dès que possible » puis une campagne de vaccination contre la dermatose sera lancée dans le département, a annoncé jeudi le représentant de l'État. Sur les 33 000 bovins d'Ariège, 3 000 ont déjà été vaccinés le mois dernier, dans les zones proches des Pyrénées-Orientales où des foyers ont été détectés.
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