 Les pâtures humides, en friche, proches des bois, avec des haies mal entretenues, offrent un biotope favorable à la tique vectrice de la bactérie de l'Egb. (© Terre-net Média) |
L’ehrlichiose granulocytaire bovine (Egb), également appelée "fièvre des pâtures" ou "maladie des gros paturons" est transmise par les tiques dans les zones favorables au développement de ce petit parasite suceur de sang. L’Egb évolue par zones et l'introduction de bovins non immunisés naturellement (achats, regroupements, etc.) peut favoriser l'émergence de la maladie.
Un diagnostic difficile
Les symptômes les plus communs de l’ehrlichiose bovine sont les affections pulmonaires avec de la toux et des essoufflements concomitant avec un état grippal, de la fièvre (40 - 42 °C) et une perte d’appétit. Bien que l’Egb ne soit pas contagieuse, ses symptômes apparaissent généralement sur plusieurs animaux d’un même lot.
Cette maladie, souvent sous-diagnostiquée, est plus facile à suspecter en élevage laitier car elle cause généralement un arrêt plus ou moins complet et souvent brutal de la production laitière (agalaxie). Le signe le plus caractéristique de l’Egb est l’apparition d’œdème au niveau des pâturons avec parfois la présence de tiques. Cependant, ce signe n’apparaitrait que dans environs 10 % des cas identifiés. L’Egb est également une maladie abortive qui peut être suspectée lors de la mise en place d’un protocole d’avortement sur un élevage.
Laisser les jeunes s’immuniser
L’incidence de la maladie est liée aux périodes d’activité des tiques qui est maximale au printemps et à l’automne. La période d’incubation est de huit à dix jours après morsure par une tique porteuse de la bactérie Anaplasma phagocytophilum. La vache risque d’exprimer la maladie dix à quinze jours plus tard.
Le réservoir principal de l’ehrlichiose est constitué par les cervidés sauvages, aussi la prévention est assez complexe. Il peut être conseillé, comme pour la piroplasmose, de laisser les jeunes animaux se contaminer dans des "prairies à tiques" s’ils sont en bonne santé afin qu’ils s’immunisent naturellement.
L’Egb peut également être associée à d’autres maladies vectorisées par les tiques telles que la babésiose, la maladie de Lyme, l’anaplasmose, la chlamydophilose ou la fièvre Q. Lorsque ces maladies ont été observées dans une zone, il est probable qu’il y ait présence de tiques.
L’analyse par Pcr permet de savoir si la bactérie est présente dans l’animal. Après traitement (antibiotiques), les rechutes au sein du troupeau ne sont pas exclues. D'autre part, l'Egb est également diagnostiquée chez l'homme, elle porte alors le nom d'anaplasmose humaine et se traduit par un syndrome grippal estival.
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