Les énergies renouvelables intéressent de nombreux éleveurs soucieux de sécuriser leur revenu en diversifiant leur production. À première vue, ce secteur aurait le vent en poupe. La France s'est donné l'objectif de couvrir 23 % de ses besoins en électricité avec des énergies renouvelables d'ici à 2020. En 2009, seulement 2,35 % de la production étaient issus d'une ressource renouvelable, dont 1,5 % pour les éoliennes. Les tarifs de rachat étaient devenus plus incitatifs mais, déjà, l'État estime le coût excessif et révise ses ambitions à la baisse. En élevage laitier, deux pistes s'ouvrent pour produire de l'électricité : le photovoltaïque et le biogaz. Dans les deux cas, les investissements sont lourds et la rentabilité n'est espérée qu'à moyen terme. Le photovoltaïque offre l'avantage de n'exiger aucun travail. Mais les nouveaux tarifs réduisent l'intérêt financier. Il faut une simulation économique sérieuse avant de se lancer. Avec seulement vingt-cinq installations en fonctionnement, la production de biogaz à la ferme n'est qu'à ses débuts en France. Une nouvelle tarification plus incitative pourrait la relancer. Mais cette diversification a des contraintes et ne sera pas accessible à tous. Elle demande aussi un investissement personnel de la part de l'éleveur.
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