LES RÉCENTES INITIATIVES TOUS AZIMUTS de l'OMS, l'OIE et l'EMEA à propos du problème d'antibiorésistance ne sont pas à prendre à la légère. Ni pour les éleveurs ni pour les vétérinaires. C'est un fait désormais acquis : les traitements antibiotiques en élevage sélectionnent des souches résistantes dans la fl ore bactérienne de l'intestin, les voies respiratoires, la peau et la sphère urogénitale des animaux. Et un transfert de gènes de résistance à des bactéries pathogènes transmissibles à l'homme peut ensuite se produire. Il est ainsi aujourd'hui admis que certaines maladies nosocomiales ont pour origine les mêmes germes que ceux liés à des infections animales, et pas seulement un défaut d'hygiène dans les hôpitaux. Dans la ligne de mire du milieu médical, trois groupes d'antibiotiques largement prescrits en élevage, notamment contre les mammites, ceux jugés critiques vis-à-vis de la résistance aux germes transmissibles à l'homme. Seule alternative pour éviter leur interdiction pure et simple ou une réglementation drastique de leur utilisation : remettre en cause certaines pratiques.
Car, assurément, on est loin de l'idéal.
JEAN-MICHEL VOCORET, AVEC LA COLLABORATION DE GÉRARD BOSQUET, MEMBRE DE LA COMMISSION QUALITÉ DU LAIT À LA SNGTV
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