RENTRÉE À L'ÉTABLE UN MOIS APRÈS LA MISE À L'HERBE, ensilage à seulement 25 % de MS, fenaison retardée... On le mesure pleinement ce printemps, la rentabilité établie de l'herbe est largement tributaire du contexte pédoclimatique. Au-delà de conditions que personne ne maîtrise, l'intérêt de l'herbe sur la réduction du coût alimentaire dépend de la capacité à préserver sa valeur alimentaire tout au long de la chaîne de récolte. Un enjeu qui réclame un vrai savoir-faire en ce qui concerne les légumineuses, et en particulier la luzerne, implantées dans une logique d'autonomie protéique. Le pâturage reste l'option la moins coûteuse pour valoriser cette ressource. Mais le manque d'accessibilité aux pâtures, le durcissement de la directive nitrates ou la traite robotisée constituent autant de freins à sa mise en oeuvre. Même en Bretagne où les conditions sont favorables à la pousse de l'herbe, le pâturage recule. Dès lors, l'affouragement en vert, comme la conservation de l'herbe par voie sèche ou humide, implique l'utilisation de matériels performants qu'il est possible d'amortir dans le cadre d'investissements partagés. À condition de s'organiser collectivement pour optimiser l'efficacité de la récolte.
DOSSIER RÉALISÉ PAR LA RÉDACTION
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