« On va réunir nos experts et attendre leurs préconisations précises » a déclaré devant la presse le directeur général de l'Oie Bernard Vallat, notant que l'épidémie ne tue que les porcelets, épargnant les sujets plus âgés. « Cette maladie ne frappe que les sujets les plus jeunes qui n'ont pas encore développé leur système immunitaire ce qui suppose que les plus âgés sont protégés. Comment ? On ne le sait pas encore. Peut-être à partir d'autres coronavirus à immunités croisées » a avancé Bernard Vallat qui parle d'un virus « pernicieux ».
« Beaucoup de questions demeurent sur la situation aux Etats-Unis » où certains élevages ont pu être recontaminés, a reconnu Brian Evans, directeur scientifique de l'Oie, même si dans ces cas là, le constat est que « la mortalité baisse ». Pour le moment « face à cette maladie émergente, la meilleure protection reste les mesures de biosécurité » a-t-il estimé, avec redoublement des mesures d'hygiène dans tous les moyens de contacts et notamment lors des transport d'animaux.
Apparue aux Etats-Unis, la Dep se propage d'un élevage à l'autre et a déjà gagné le Canada, le Mexique, le Japon et Taïwan a rappelé Bernard Vallat insistant sur le fait qu'il « s'agit d'un coronavirus qui a dû subir une mutation » qui cause d'importantes pertes économiques aux élevages mais ne touche pas l'homme.
L'une des pistes avancées pour sa propagation tiendrait à l'alimentation des élevages : « On soupçonne certains composants alimentaires servis aux porcs comme le sang (récupéré dans les abattoirs et déshydraté) d'être un vecteur possible » de la maladie, selon Bernard Vallat pour qui il conviendrait de « les chauffer à plus haute température et plus longuement ».
C'est d'ailleurs ce qu'ont préconisé les experts de l'Union européenne qui ont imposé un traitement spécifique (chauffage et stockage de six semaines) aux produits sanguins porcins importés. Pour le moment, seule la France parmi les 28 Etats membres de l'UE a suspendu ses importations de cochons américains vivants et de semence.
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