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 Pour les boeufs, les tarifs constatés sont compris entre 3,96 et 5,49 €/kg de carcasse. (© Acti-Ouest)
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Le ballet des blouses vertes et noires intrigue les novices et préoccupe les habitués. Catégorie après catégorie, les bêtes sont scrutées par les quarante-trois juges qui déposent leurs bulletins dans les chapeaux des trente-quatre commissaires, sous l’oeil de Christiane Ray, vice-présidente de la Chambre d’agriculture. Au bout du compte, les deux lauréats (bœufs et génisses) du Grand prix de la ville de Varennes raflent du même coup le Grand prix d’honneur du Charolais. Christophe et René Rimoux, habitués des podiums remportent le prix pour les femelles.
« Je sélectionne sur la viande et la finesse de l’os »
Chez les mâles, Pascal Bretigny, naisseur, éleveur, engraisseur de Sanvignes-les-Mines (Saône-et-Loire) remporte pour la première fois le prix suprême. Son mâle part à la vente, non sans difficulté selon lui : « Même pour les bêtes de prix, ce n'est pas facile de négocier ». Le grand prix du Charolais mâle s’est vendu à 7,50 euros le kilo de carcasse. Pour sa saison, il prépare une quinzaine de bêtes sur son exploitation de cinquante hectares, au sein de laquelle il veille sur vingt vaches allaitantes. Son maître mot : qualité. « Je sélectionne sur la viande et la finesse de l’os. La Charolaise est une race à viande, il ne faut pas l’oublier.»
Des acheteurs des quatre coins de France
Du côté des ventes, les cinquante-trois éleveurs présents sont repartis, délestés de leurs marchandises, puisque 100 % des animaux ont trouvé preneur : « Ce qui est bien à Varennes, c’est que les 120 bouchers et les chevillards ont acquis plus de 200 bêtes, sur les 236 présentés », remarque Olivier Chaveroche, commissaire général de ce prestigieux concours. La tradition se perpétue et les connaisseurs savent l’importance de ce rendez-vous. Pas de profil type pour les acheteurs avec des bouchers qui viennent des quatre coins de France (Monaco, Créteil, Saint-Amand-les-Eaux (Nord)…). Il y a les habitués qui achètent deux bêtes et les gros clients qui repartent avec 25 animaux. « C’est cette diversité qui fait la force du concours. »
Tarifs : un retour à la normale
Après l’euphorie tarifaire qui avait animé les deux éditions précédentes, Varennes 2012 semble avoir retrouvé des prix plus raisonnables. Le Grand prix du charolais femelle s’est tout de même vendu à 9.000 euros (soit 13,80 euros le kilo de carcasse). Elle ira satisfaire les papilles des Monégasques, car elle sera proposée pour moitié à la Boucherie Parisienne de Monaco (fournisseur accrédité par le palais princier) et pour l’autre à la boucherie de Pont-Saint-Esprit (Gard). Les prix des animaux primés ne sont pas représentatifs des tarifs pratiqués le reste de l’année et la nuance se trouve dans les travées où les affaires se font en fonction de la déclinaison des plaques. Pour les boeufs, les tarifs constatés sont compris entre 3,96 € à 5,49 €. Alors que pour les génisses, les prix de ventes se sont étalés de 5,79 à 7,32 euro / le kilo de carcasse.
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