https://www.dailymotion.com/video/x91sdt0
Cliquez pour voir l’interview de Jean-Yves Dréau, directeur général adjoint d’Evolution et Luc Manciaux, vétérinaire conseil chez Bcel Ouest.
Pour Jean-Yves Dréau, directeur adjoint d’Evolution : « Génosanté est un programme de recherche au long cours, issu d’une volonté commune entre plusieurs partenaires d’améliorer la santé productive des vaches et la compétitivité des élevages laitiers. En effet, ce projet a rassemblé 14 acteurs de la génétique, du conseil et contrôle de performances et des filières laitières amont et aval. » Pour officialiser ces index, des partenaires méthodologiques ont été choisis comme l’unité mixte technologique gestion génétique et génomique (UMT 3G) avec l’institut de l’élevage, l’Inra, et Allice afin de valider la fiabilité de ces index.
Pour concevoir ces index génétiques, les entreprises de contrôle laitier récoltent trois catégories de données :
- le statut métabolique de la vache selon sa situation d’acétonémie, via le programme Cétodétech qui dose les corps cétoniques dans le lait. Ce qui donne lieu à un index « acétonémie » variant de -2 à +2, moyenne à 0.
- les données générales sur la santé (ex : mammite, fièvre de lait, diarrhée des veaux,…) sont remontées par les éleveurs auprès des conseillers en élevage. Cela a permis de créer un index de synthèse « santé » combinant l’acétonémie (30 %), la reproduction (30 %), la santé de la mamelle (30 %) et la longévité (10 %).
- les données de santé du pied sont collectées par les réseaux de pareurs. L’index santé du pied verra le jour dans le mois à venir.
« Uniquement pour la partie acétonémie, nous avons collecté près de 3 millions de données en races Prim’holstein et Pie Rouge et 500 000 en Normande. C’est considérable et cela permet de construire des index très qualitatifs », constate Luc Manciaux, vétérinaire conseil chez Bretagne conseil élevage Ouest (Bcel Ouest). Evidemment, pour construire un index génomique à partir des données phénotypiques récoltées, il faut que chaque animal soit génotypé et identifié. Ce programme de recherche sur cinq ans se poursuivra jusqu’en 2019.
« Je suis passé de 180 à 140 vaches laitières pour faire face au changement climatique »
La production de viande bovine va diminuer en 2026… mais moins vite
À qui revient l’entretien des haies sur les parcelles louées ?
Chez Étienne, l’atelier d’engraissement de génisses tourne au quart de sa capacité
Prix du lait 2025 : une hausse record à 502 €
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Quelles sont les nouveautés fiscales et sociales pour l’agriculture en 2026 ?
Crise agricole : Sébastien Lecornu annonce une loi d’urgence
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Vote du traité UE-Mercosur : « pas la fin de l'histoire », dit Genevard