 90 % des animaux présents au concours d'Evron ont été vendus. (© Acti Ouest) |
Marcel Havard vient depuis 20 ans, aux
concours d’Evron (septembre et décembre). Il avait bien eu des 1
er Prix et des Grands Prix d’excellence, un prix de bande emboucheurs aussi, «
mais jamais je n’avais été en finale ». Depuis samedi dernier, c’est chose faite : sa vache a été désignée grande championne. Assez vite, l’éleveur de Heussé (Manche) est redescendu de son nuage, déçu de céder une telle bête à Sva pour "seulement" 14 €/kg ; elle partira pour l’Intermarché du Pouliguen. Son autre vache, 1
er prix en Races diverses, a été vendue 34 francs. Le prix du champion Interraces, destiné à Super U Evron, est de 10 €/kg. Il appartient à Thierry Monnier, d’Evron, habitué aux prix de bandes au Festival de la viande, en septembre.
90 % des bêtes vendues
Comme attendu, impossible de passer les mêmes hausses, en proportion, que dans le reste de la filière bovine. A Evron, les animaux classés dans les 1er prix, prix d’honneur ou classements de moyenne section ont été cédés entre 30 et 40 francs. Ce n’était pas le même enthousiasme qu’un an plus tôt - « On voyait les acheteurs faire la queue pour aller choisir les animaux », se souvient un éleveur.
 250 animaux étaient présents. (© Acti-Ouest) |
Mais ce n’est pas non plus les prix maussades annoncés depuis septembre. La déception est à relativiser, note Jean-Yves Renard. « 90 % des animaux vendus » (1), un bilan favorable au vu des concours d’animaux de boucherie des derniers mois. Le ratio aurait même pu être encore plus favorable : « c’est la première fois qu’il y avait un peu plus de bœufs que de femelles. Les génisses ont un peu manqué…» Satisfait, le président rappelle que le nombre d’animaux a été limité : au lieu de 268 inscrits (250 présents), plus de 300 animaux auraient pu être amenés, au risque de ne pas trouver acquéreur.
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Les reproducteurs observés
Les sélectionneurs ont présenté 12 reproducteurs Charolais, 24 Rouge des prés, 3 Limousines et 2 Blondes d’Aquitaine. Vente dans l’ensemble toute relative : « les acheteurs préfèrent attendre le printemps pour avoir des animaux “prêts à l’emploi”, sans avoir à les nourrir tout l’hiver.» Des contacts ont bien été pris.
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