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Le semis de prairie sous couvert d'un mélange céréales protéagineux à l'automne permet de contourner la sécheresse de fin d'été pour une bonne implantation de la prairie, tout en assurant une production de biomasse supplémentaire (en fourrage ou en grain) grâce au couvert. L'itinéraire technique est quant à lui choisi en fonction du contexte pédoclimatique et des objectifs de valorisation du couvert.
« Semées aux périodes classiques, les jeunes prairies peuvent être confrontées aux aléas climatiques : en fin d'été à une sécheresse qui se prolonge, et en hiver à un excès d'eau. Ces phases critiques sont d'ailleurs accentuées par l'utilisation de flores pérennes à installation lente (type prairie à flore variée avec de la fétuque ou de la fléole qui mettent plus de temps à se développer qu'un ray-grass anglais ou trèfle blanc. Et dans ce cas, le niveau de salissement est important. » C'est en expliquant cela que Bertrand Daveau de la ferme expérimentale de Thorigné d'Anjou (49) en vient aux semis de prairie sous couvert lors de son intervention aux journées de l'AFPF.
Les semis, réalisés le 15 Octobre dernier, de prairies sous couvert d'associations céréales protéagineux font bonne...
Semis de prairie sous couvert en simultané en octobre
Le semis de prairie sous couvert de céréales ou d'association céréales/protéagieux (Cerpro) permet de décaler la date d'implantation, notamment à l'automne, surtout si le contexte pédoclimatique de la zone est défavorable.
Les essais menés sur la ferme expérimentale montrent qu'à cette période, on obtient plus de biomasse globale, avec des parcelles moins sales permettant de limiter le recours aux herbicides, tout en garantissant l'implantation réussie de la prairie pour l'année suivante. « En ce qui concerne le type de semis, les résultats sont plus favorables au simultané », explique Bertrand. Un avantage puisque cela limite les interventions mécaniques.
« Ensuite, c'est l'objectif et le mode de récolte du couvert qui déterminent le type de mélange. Pour un couvert Cerpro d'hiver récolté en grains, il faudra plutôt privilégier une céréale robuste à fort pouvoir couvrant pour limiter la perte de rendement lié à la prairie, et proscrire les mélanges de prairies trop imposants (type RGH/trèfle violet). »
Quelle que soit la récolte du couvert (en fourrage ou en grain), la productivité des prairies n'est pas impactée. « Attention seulement à la récolte en grain qui se fait forcément plus tard qu'en ensilage, ce qui retarde l'accès des légumineuses à la lumière et peut légèrement les pénaliser », prévient l'expert.
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