D'après un sondage en ligne, l'ensilage de maïs 2016 ne s'annonce pas être un grand cru. Près de la moitié des éleveurs se disent inquiets pour remplir leur silo.
Interrogés début août 2016 sur Web-agri, les éleveurs montrent la diversité des situations des maïs fourrage 2016. 46 % des 1 096 agriculteurs cultivant du maïs fourrage craignent que le rendement ne soit pas au rendez-vous cette année suite aux conditions climatiques humides et froides de début de cycle, aux inondations ainsi qu’aux attaques de mouches ou de limaces. Le tonnage de l’ensilage 2016 risque d’être en-dessous de ce qui était attendu pour 29 % des éleveurs et sera carrément catastrophique dans 17 % des fermes.
A l’inverse, 16 % des éleveurs ayant du maïs fourrage sont très satisfaits de l’état de leur culture. 38 % estiment leur maïs "moyen" et ne se disent pas trop inquiets de ne rien avoir à mettre sous la dent de leurs vaches cet hiver.
Des pieds chétifs
D’après Arvalis Institut du végétal, les hétérogénéités observées ne concernent pas toutes les régions et peuvent être à la fois réparties sur de grandes zones au sein d’une parcelle mais aussi au sein de la ligne de semis avec des pieds chétifs à l’ombre de pieds normaux, entraînant des décalages dans la floraison femelle. Après un départ souvent difficile, les maïs de l’Ouest ont été confrontés à des stress hydriques autour de la floraison de fin juillet, une phase très sensible. Le potentiel de rendement d’une parcelle de maïs peut être apprécié une fois que les grains sont tous formés et que le remplissage (évolution de l’amidon dans le grain) a démarré, c’est-à-dire environ un mois après la floraison femelle.
En Poitou-Charentes, les maïs ont fleuri entre le 15 et le 30 juillet et vont être prêts à ensiler ces jours-ci. Dans le centre de la France, les parcelles les plus précoces (floraison du 20 au 31 juillet) devraient atteindre leur maturité (32 % de MS) autour du 5 septembre. Les parcelles à floraison tardive (autour du 5 août) atteindront la maturité ensilage fin septembre/début octobre, en fonction de leur précocité et s’étaleront jusqu’à début novembre en Auvergne.


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