 Selon Bertrand Carpentier, « le progrès génétique permet aujourd’hui de choisir le bon segment de précocité pour répondre aux conditions pédoclimatiques des parcelles et de mieux résister aux éventuels stress hydriques ». (© Terre-net Média) |
D’après Arvalis-Institut du végétal, « semer tôt, avec des variétés à précocité adaptée, est souvent la stratégie gagnante pour plus de rendement et une qualité maîtrisée ». En effet, lorsque la somme de températures est limitée, un semis précoce sécurise le taux de matière sèche à la récolte. L’Institut ajoute que semer tôt permet également au maïs de fleurir et d’entamer le remplissage des grains avant les éventuels stress hydriques de l’été.
Dès le 10 avril… en sols ressuyés
Suivant les régions, le type de sol et l’exposition de la parcelle, le semis peut démarrer dès le 10 avril si le sol est ressuyé. « Le but est d’obtenir une terre ameublie en profondeur, rassise sans être trop tassée, et suffisamment affinée en surface. Mais attention : ce sont les conditions agronomiques qui dictent le semis », prévient Bertrand Carpentier, ingénieur maïs d’Arvalis. « Si au 10 avril, les conditions de température du sol sont généralement acquises, les sols ne sont pas toujours suffisamment ressuyés. Et un sol bien ressuyé se réchauffe mieux ! Si les conditions ne sont pas réunies, mieux vaut différer le semis de quelques jours ».
Engrais starter
Concernant la fertilisation, « l’objectif de l’engrais starter est d’apporter l’azote et surtout le phosphore à proximité des racines pour un démarrage rapide de la plantule, surtout dans les sols à réchauffement lent », indique l’ingénieur. Les granulés solides, appliqués à 100-150 kg/ha, ne doivent pas être positionnés trop près de la graine (si possible à 5 cm du rang de semis et à 5 cm sous la semence avec un équipement spécifique du semoir). Enfin, la distribution de l’engrais doit être régulière pour éviter les levées hétérogènes (ex : effet de vague sur le rang).
Ravageurs
« Contre les corvidés, il n’y a pas de solutions miracles. La méthode consiste à réaliser le maximum de semis sur l’ensemble des parcelles en quelques jours ». Par ailleurs, contre le risque des insectes ravageurs souterrains, qui peuvent détruire jusqu’à 10 % des plantes, il est recommandé de protéger la graine et la jeune plantule, soit par traitement des semences, soit par application d’un micro-granulé insecticide dans la raie de semis.
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Voir l'interview de Bernard Carpentier :
Vidéo parue le 21/03/2011
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