Quelque 150 éleveurs porcins selon les gendarmes, 220 selon les manifestants, venus -pour certains en tracteurs - du département, mais aussi de l'Eure, l'Eure-et-Loir, la Seine-et-Marne, l'Orne et la Seine-Maritime, se sont rassemblés à l'appel de la FDSEA devant le site, rejoints notamment par des élus locaux.
Des vidéos tournées dans l'abattoir, diffusées la semaine dernière par L214, montraient, selon l'association qui milite notamment contre la consommation de viande animale, des cas de « maltraitance » de porcs par un employé. L214 avait également dénoncé une capacité d'accueil de la porcherie « sous-dimensionnée » où « les cochons sont entassés sans avoir tous la possibilité de se coucher ». « Les images diffusées ne sont pas excusables, l'employé a été licencié depuis et le nécessaire doit être fait pour améliorer cette partie de l'abattoir », a reconnu François Lecoq, responsable de la FDSEA à Houdan, joint par l'AFP. « Nous sommes à 200 % contre la maltraitance animale », a-t-il ajouté. « Mais il faut absolument que l'on conserve cet abattoir car on veut garder une filière courte de production. Si on importe de la viande ou si on abat (à l'étranger), celle-ci ne respectera évidemment pas la réglementation française », s'inquiète le responsable syndical. L'abattoir emploie 90 salariés pour une production de 2.500 porcs par semaine.
Brigitte Gothière, porte-parole de l'association L214, a indiqué à l'AFP avoir déposé plainte, le jour-même de la diffusion des images le 17 février, pour « maltraitance » contre l'abattoir de Houdan auprès du tribunal de grande instance de Versailles.
Fin 2016, deux militants de L214 avaient été interpellés dans cet abattoir des Yvelines alors qu'ils venaient recharger les caméras filmant l'endormissement au CO2 des porcs avant abattage. Ils sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Versailles le 12 juin. L214 a publié depuis 2013 plusieurs vidéos montrant des dysfonctionnements dans des abattoirs français dans le but affiché de « démontrer l'impact négatif de la consommation de produits animaux. »
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026