L'autorité sanitaire européenne Efsa recommande jeudi de renforcer la surveillance d'éventuelles contaminations de chats et chiens par la grippe aviaire dans les zones où le virus circule, après que 24 chats ont été testés positifs en Pologne.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé la veille sa crainte que la multiplication des cas de grippe aviaire chez les mammifères n'aide le virus à se propager « plus facilement » à l'espèce humaine. La majorité des mammifères sauvages (renards, fouines, loutres...) contaminés par l'influenza aviaire hautement pathogène, communément appelée grippe aviaire, sont des « carnivores qui chassent des oiseaux sauvages, se nourrissent de cadavres d'animaux, ou les deux », relève jeudi l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).
Mais de plus en plus de cas sont observés chez des « carnivores domestiques », c'est-à-dire des chats et chiens au contact des humains, qui ont pu approcher des volatiles infectés (oiseaux sauvages ou volailles d'élevage).
Ces dernières semaines, la contamination de cinq chiens et un chat a été signalée en Italie. Mais surtout, 24 cas ont été recensés chez des chats domestiques depuis le 10 juin dans diverses régions de Pologne.
L'origine de leur contamination n'a pas encore été déterminée, une hypothèse étant qu'ils aient pu ingérer de la viande de volaille crue infectée par le virus. « Quelques uns » ont survécu au virus, a rapporté l'Efsa.
Les cas chez les chats polonais et les chiens italiens constituent une exposition « nouvelle et inédite en Europe » dans la mesure où les animaux et leurs propriétaires étaient en contact rapproché. Un cas chez un chat domestique avait été rapporté en France en janvier dernier.
L'Efsa souligne que les propriétaires d'animaux de compagnie n'ont généralement pas conscience que leur chat ou chien peut être contaminé par la grippe aviaire, des symptômes à surveiller, « ainsi que d'un potentiel risque de transmission [du virus] à eux-mêmes et aux membres de la famille ».
L'agence recommande d'accroître la surveillance des manifestations du virus parmi les chats et chiens habitués à déambuler dans des zones à risque, à proximité d'élevages de volailles infectés ou dans des lieux où des mortalités importantes de mouettes ont été observées. Elle insiste sur la nécessité de maintenir ces carnivores à distance d'animaux (oiseaux et mammifères) malades ou morts.
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