« On en appelle au président de la République, parce que c'est toute sa responsabilité de faire en sorte que la production agricole européenne, et singulièrement française, ne soit pas la variable d'ajustement de cet accord », a dit son président Arnaud Rousseau, lors de la conférence de présence de rentrée de l'organisation.
« On ne peut pas accepter que soient importés en Europe des produits fabriqués avec des molécules interdites en Europe, que ce soit des accélérateurs de croissance, des hormones... Donc pour nous le combat se poursuit », a-t-il ajouté.
La Commission devrait présenter mercredi le texte de l'accord avec plusieurs pays latino-américains du Mercosur, qui doit permettre à l'UE d'exporter plus de voitures, machines, spiritueux. En retour, cet accord faciliterait l'entrée de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains.
Pour tenter de rassurer la France, premier pays agricole du continent, il contiendrait, selon des sources européennes, des clauses de sauvegarde renforcées pour les « produits agricoles sensibles ».
« On est extrêmement réservé sur les clauses de sauvegarde parce qu'elles sont extrêmement difficiles à activer sur le plan juridique », a réagi le président de la FNSEA. « On va attendre de voir, mais c'est en deçà de ce que l'État français portait », a ajouté le dirigeant syndical, qui précise ne pas avoir vu le nouveau projet.
Outre le Mercosur, la FNSEA réclame au président français un discours sur sa vision de l'agriculture, notamment à l'international, sur la Pac, sur l'importation dans l'UE de produits ukrainiens ne répondant pas aux mêmes normes ou encore les droits de douane imposés par Donald Trump.
Après présentation du texte sur le Mercosur, les 27 États de l'UE ainsi que le Parlement seront appelés à voter.
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