L'arrêté s'adresse aux propriétaires et détenteurs d'animaux d'espèces répertoriées sensibles à la fièvre catarrhale ovine (FCO) ou à la MHE, ainsi qu'aux vétérinaires sanitaires. Il entre en vigueur « au lendemain de sa publication ». Il « permet d'ajouter une nouvelle dérogation » à l'interdiction des « mouvements des troupeaux », a précisé le ministère à l'AFP.
« En effet, grâce à l'autorisation de mise sur le marché récente (...) de vaccins prévenant la virémie (la présence du virus dans le sang, NDLR), il est désormais possible pour les éleveurs de réaliser des mouvements entre zone régulée et zone indemne à condition que leur troupeau soit valablement vacciné avec des nouveaux vaccins », a-t-on indiqué de même source.
Au 10 octobre, le ministère de l'agriculture dénombrait 5 374 foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 3, considérée comme une nouvelle épizootie, non transmissible aux humains, et qui fait des ravages en Europe. Une zone dite « régulée » de restriction des mouvements a été mise en place dans le nord-est de la France.
Concernant la maladie hémorragique épizootique (MHE), qui touche essentiellement les bovins, 2 085 foyers ont été recensés entre le 1er juin et le 10 octobre, toujours selon le ministère. Une zone « régulée » a également été mise en place dans le sud-ouest et l'ouest.
Concernant la MHE comme la FCO, « les animaux des espèces répertoriées » qui y sont « sensibles, détenus dans la zone régulée » peuvent sortir de cette zone dans deux cas de figure : soit s'ils ont été « protégés par des insecticides au moins pendant les 14 jours ayant précédé la date du mouvement », si leur test PCR est négatif et si le moyen de transport est « désinsectisé » ; soit s'ils sont « vaccinés avec un vaccin qui prévient la virémie ».
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