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 Bien que des travaux aient démontré la difficulté accrue des nullipares à s’intégrer, un essai belge vient de montrer que la mise en place d’un logement séparé pour les nullipares ne permettait pas d’améliorer leur bien-être. (© Terre-net Média)
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Le stress né du regroupement provient essentiellement du transfert entre le logement individuel et l’aire commune du groupe, sans parler de l’instauration d’une nouvelle hiérarchie entre les animaux, hiérarchie à l’origine de l’ordre de passage au
Dac.
« Les travaux ont montré que l’utilisation du Dac était perturbée pendant environ une semaine après le regroupement dans le cas d’une conduite dynamique en 5 semaines », expliquait en février 2010 José Wavreille, chercheur au CRA-W.
Difficulté accrue des nullipares
Ces travaux ont par ailleurs mis en évidence la difficulté accrue des nullipares à s’intégrer, comparativement aux autres truies. D’où la question : faut-il mettre en place un logement séparé pour les nullipares ?
« En d’autres termes, dans le cas d’une conduite dynamique, le bien-être des truies nullipares pourrait-il être accru si leur introduction est réalisée dans un groupe de truies nullipares en comparaison d’un groupe de multipares ? », interrogeait le chercheur belge.
Le centre de recherche wallon a donc mis en place un essai dans lequel les truies sont hébergées dans 2 loges contigües équipées chacune d’un Dac et comprenant une aire de repos paillée et un couloir de raclage.
Ces 2 loges sont occupées par 14 truies « résidentes », la première loge accueillant des multipares, la seconde des nullipares.
Données enregistrées
Les résultats en bref
- Le cortisol salivaire augmente significativement 2h après le regroupement puis revient à son niveau initial 26h après le regroupement, que ce soit dans le logement ‘nullipares uniquement’ ou ‘nullipares+multipares’ ;
- En logement ‘nullipares’, les résidentes ont un taux de cortisol salivaire qui reste stable. Dans ce logement spécifique, les résidentes perçoivent le regroupement de manière moins stressante ;
- Le nombre de combats par truies est comparable 2 heures après le regroupement entre les deux logements, mais le nombre d’agressions par truie est plus faible en logement ‘nullipares’ ;
- Chez les nullipares, le nombre de blessures (superficielles et profondes) est comparable entre les 2 logements, de même que chez les multipares ;
- Le jour du regroupement, les truies nullipares introduites restent plus longtemps debout sur l’aire de raclage alors que les truies résidentes restent dans l’aire paillée ;
- Les truies nouvelles du logement ‘nullipares’ s’intègrent plus difficilement dans l’ordre de passage au Dac ;
- Les prises de poids et d’embonpoint sont comparables entre les deux logements.
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Lors du regroupement, 6 truies nullipares sont introduites dans chacune des deux loges. À noter qu’elles ont été entraînées au Dac avant leur insémination.
Après le regroupement, chaque truie dispose d’environ 3 m². Les expérimentateurs enregistrent alors un certain nombre de données (prélèvement de salive pour établir le niveau de cortisol salivaire, nombre et intensité des combats et agressions, activité des animaux (debout, couché, assis).
L’analyse de toutes les données recueillies ne permet pas de dire qu’un logement séparé est plus intéressant pour le bien-être des nullipares « si ce n’est qu’en conduite dynamique, elles seront résidentes au prochain regroupement », précise José Wavreille.
Pour aller plus loin
- Ifip-Institut du porc : www.ifip.asso.fr.
- Alimentation au Dac : Rester attentif lors des 3 premières heures de regroupement (lire ici)
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