Contre la fièvre vitulaire, Vétalis associe certaines molécules à un nouveau mode de contrôle (progressif) de leur libération dans le rumen.
EN FRANCE, ENVIRON 8 % DES VACHES SONT VICTIMES DE LA FIÈVRE DE LAIT. Cette affection peut intervenir à partir de 48 h avant la mise-bas et jusqu'à 48 à 72 h après. Il s'agit d'un trouble métabolique de la régulation du calcium. La mère puise alors dans ses réserves pour en mobiliser, au point de ne plus pouvoir contracter certains de ses muscles. D'où le phénomène de vache couchée. L'impact économique d'un cas de fièvre de lait varierait de 180 à 250 €.
« Des solutions préventives efficaces existent, explique Jean Lecourt, directeur de Vétalis Technologies. On peut citer les apports de sels anioniques, les injections de vitamine D ou encore la supplémentation en calcium. Mais chacune a ses inconvénients : contraintes d'utilisation, délai d'action, coût… » Son laboratoire a exploré d'autres voies, après une étude auprès d'éleveurs et vétérinaires. « Ils nous demandaient un produit efficace, mais ne nécessitant qu'une seule prise, et de préférence sous forme de bolus. » Au fil de ses recherches – auxquelles a contribué Frédéric Bertaud, un étudiant de l'école vétérinaire de Nantes, Vétalis a repéré deux molécules intéressantes : le pidolate de calcium et le pidolate de magnésium(1). Les sels de pidolate, solubles à tout pH (donc dans le rumen), assurent une forte absorption de calcium. Ils en facilitent la pénétration dans l'organisme et permettent une remontée de la calcémie.
Vétalis Technologies a conjugué ces principes à un nouveau type de bolus pour lequel il a déposé un brevet. Il assure le contrôle du temps de délitescence (libération des principes actifs), de 30 heures à 240 jours selon les besoins. Dans le cas de la prévention de la fièvre de lait, les deux bolus distribués en une seule prise – et commercialisés à partir de mai sous le nom d'Electro- Pidolate – sont absorbés en 30 heures. Les essais cliniques montrent que cet apport serait aussi efficace que les solutions concurrentes pour faire remonter la calcémie, mais plus simple à utiliser et d'un coût maîtrisé (autour de 23 d par vache). Agissant également sur le métabolisme du phosphore, ce bolus aurait un impact positif sur la récupération des vaches.
(1) Le pidolate, constituant naturel de l'organisme animal ou humain, peut être synthétisé à partir de la betterave.
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