« Depuis la mise en place du premier plan Écoantibio en 2011, l’exposition globale des animaux aux antibiotiques a diminué de 47 % », détaille Delphine Urban, microbiologiste en charge du suivi national des ventes d’antibiotiques en médecine vétérinaire pour l'Anses. En 2021, l'exposition des animaux aux antibiotiques a atteint son plus bas niveau depuis 1999, année de mise en place du suivi des ventes d'antibiotiques en médecine vétérinaire.
Ainsi, 371 t d'antibiotiques ont été commercialisées pour les espèces animales en 2021. Si l'on se réfère à l'année 2011, année de référence du plan Écoantibio, une baisse de près de 60 % des volumes écoulés a été observée.
Les objectifs de réduction de recours aux antibiotiques d'importance critique (antibiotiques à usages hospitaliers) ont été pleinement atteints. L'exposition des animaux aux céphalosporines de dernières générations, et aux fluoroquinolones a diminué de l'ordre de 90 % par rapport à 2013. On semble toutefois à un plafond, car l'exposition à ces antibiotiques ne décroît plus depuis 2017. Fixée dans les objectifs du second volet du plan Écoantibio, la diminution de l'exposition des animaux à la colistine avoisine les 66 % par rapport aux années de référence 2014-2015.
Diminution des traitements sur les vaches en lactation
« En comparaison avec 2011, on observe une baisse de près de 20 % des expositions aux antibiotiques chez les bovins, mais ce recul commence à se stabiliser sur la dernière année, avec une diminution des expositions de 0,9 % par rapport à 2020. »
L'utilisation d'antibiotiques pour des infections de la mamelle diminue. « En 2021, le nombre de traitements intramammaires est estimé à 49 pour 100 vaches laitières en période de lactation et à 61 pour 100 femelles au tarissement », indique l'Anses dans son rapport sur le suivi des ventes de médicaments vétérinaires contenant des antibiotiques. En dix ans, le nombre de traitements intramammaires durant la période de lactation a été divisé par deux, et a reculé de 12,6 % pour les vaches au tarissement.
Des objectifs ambitieux à horizon 2030
Le Pacte vert pour l'Europe vise à réduire de 50 % les ventes globales d'antibiotiques pour les animaux d'élevage et l'aquaculture dans l'Union européenne d'ici 2030 (par rapport à 2018). « On peut se demander si la France pourra encore diminuer son recours aux antibiotiques, puisqu'il y a déjà eu de gros efforts faits ces dernières années, mais les ventes actuelles suivent une trajectoire qui rend cet objectif atteignable », estime Delphine Urban.
Un certain nombre de mesures vont d'ailleurs dans ce sens, comme l'interdiction des traitement antibiotiques en prévention pour les groupes d'animaux. L'adoption d'une liste européenne d'antimicrobiens réservés à l'homme, ainsi que la mise en place d'une surveillance des ventes et des données d'utilisation des antimicrobiens au niveau européen, y contribuent également.
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